dimanche 19 novembre 2017

Les Etats Unis pour un règlement politique du conflit au Yemen

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Rene Wadlow

Rene Wadlow is the President of the Association of World Citizens, an international peace organization with consultative status with ECOSOC, the United Nations organ facilitating international cooperation on and problem-solving in economic and social issues.

mardi 24 octobre 2017

La fidélité à l’histoire sociale, antidote contre l’extrême-droite



Texte écrit avant les dernière européennes.





La fidélité à l’histoire sociale, antidote contre l’extrême-droite



A une semaine des européennes, alors que le Front National est toujours donné en tête dans les intentions de vote, comment expliquer cette attirance, cette fascination pour l'extrême-droite ?



L’économiste et sociologue Bernard Friot propose un remède à cette dynamique qui le préoccupe et dont il annonce qu’elle se retournera immanquablement contre les plus fragiles : défendre avec fierté nos acquis sociaux et instaurer un salaire à vie, détaché du travail, pour tous.







Chômage, difficulté à joindre les deux bouts, peur de l'avenir, de l'insécurité, peur de l'autre, le juif, l'immigré, le rom, le plus pauvre que soi, avec qui on ne veut surtout pas partager le peu que l’on a, tous ces clandestins dont les drames en Méditerranée nous touchent, mais que l'on préfère ne pas voir arriver jusque chez nous; sentiment d'abandon par une classe politique qui s'est elle-même droitisée et se sert de l'Europe comme bouc émissaire; absence de projet collectif, repli sur soi, renoncement... La spirale, qui mène au vote populiste et d'extrême droite, enclenchée depuis la crise pétrolière et aggravée par la crise financière, conduit de plus en plus d'Européens à être séduits par un discours qui prône le protectionnisme, l'individualisme et le repli identitaire, un pouvoir fort, mais qui reste au service de l'ultra-libéralisme.



Absence d’un projet alternatif crédible



« L’histoire nous montre que ces partis mettent en place des dictatures, des gouvernements forts au service du capital, donc de ceux-là mêmes qui nos mettent aujourd’hui dans la difficulté », souligne l’économiste et sociologue Bernard Friot. Pour lui cela s’explique par l’absence, « en face », d’un projet alternatif crédible. « Nous sommes impuissants devant la fermeture d’entreprises que leurs propriétaires ont décidé de délocaliser. C’est de tout cela que se nourrit le Front National ».



Le salaire à vie pour tous



Pour Bernard Friot, l’antidote, ce n’est pas la réprobation morale du FN, mais une attitude plus offensive contre la façon dont le capitalisme organise le travail, qui consiste à s’adosser sur des outils déjà à notre disposition : « le salaire à vie, tel qu’il s’exprime déjà dans la retraite ou la fonction publique, et la copropriété d’usage des entreprises, telle que la cotisation sociale permet déjà de l’anticiper, car c’est par une hausse de la cotisation maladie que l’on a financé l’investissement des CHU ».

Et ça ne coûterait pas plus cher, insiste Bernard Friot : en effet, on pourrait pérenniser ce « salaire à vie » pour tous les citoyens majeurs, dans une fourchette de 1 à 4, un revenu qui irait de 1500 à 6000 euros selon leur niveau de qualification. « Or si on considère comme salaire moyen la somme de 25.000 euros par an, multipliée par les 50 millions de plus de 18 ans, cela représente 1250 milliards d’euros, soit la somme que nous dépensons déjà pour le coût actuel du salaire ».



Assumer fièrement notre acquis sociaux



En plus, assure Bernard Friot, cela nous permettrait de nous libérer de l’emprise du marché de travail. La clef du bonheur.

« Nous battrons cette fascination pour la force, et inverserons la dynamique électorale actuelle en assumant notre histoire et en revendiquant fièrement la sécurité sociale, la fonction publique et le salaire détaché de l’emploi ».



Bernard Friot développe ses thèses au sein du Réseau Salariat.

https://www.reseau-salariat.info/






est convaincu qu’il existe un lien entre ces renoncements et la montée du Front National.

Il met en garde contre le danger d’augmentation du poids de ce parti et rappelle que l’exercice du pouvoir par les partis politiques extrémistes à toujours mené à la dictature

et à l’aggravation des inégalités sociales grâce à des alliances plus fortes encore avec les forces « capitalistiques ».



Pour Bernard Friot le salaire à vie et « la copropriété d'usage des entreprises » sont les seules
alternatives aux réformes menées au nom de la crise.



Il les développe au sein du Réseau Salariat.

https://www.reseau-salariat.info/

La critique du capitalisme doit s'accompagner d'un projet alternatif
susceptible d’apporter des définitions opérationnelles, d’être porté
par des organisations sociales, puis de se transformer en politique
publique.

Bernard Friot, analyste de l'histoire de la protection sociale et des
politiques sociales en Europe, montre comment, en s’ appuyant sur
les grandes conquêtes salariales que sont la cotisation et la
qualification, nous pouvons attribuer à tous un nouveau droit
politique.

Chacun, à sa majorité, pourra disposer d'une qualification
personnelle, c'est à dire d'un salaire à vie avec une carrière
salariale, de la copropriété d'usage de ses lieux de travail et de la
participation à la délibération des caisses d'investissement
collectant une cotisation économique en remplacement du profit.

Ainsi seront supprimés la propriété lucrative et le marché du
travail, et nous pourrons enfin travailler.

Bernard Friot propose d’attribuer un salaire selon une échelle de valeur de 1 à 4.

On ramènerait les salaires les plus bas à 1500 euros et nivèlerait les plus hauts à 6000.

Le coût de cette opération correspondrait au coût actuel du salaire .

Une des étapes vers ce droit nouveau est la revendication
d'attribution à vie, à 55 ans, au moment du départ à la retraite, du
meilleur salaire (quelle que soit la durée de cotisation), pour
engager une seconde carrière d'un travail libéré du chantage à
l'emploi, des actionnaires et des prêteurs.



Bernard Friot nous met en garde contre le risque de dilapider ce capital politique et

Social au nom du chômage et du défaut du plein emploi.

Au nom de la « crise », les pouvoirs publics imposeraient aux salariés de renoncer progressivement à la qualité des services publics, au coût du travail,

D’accepter le chantage à l’emploi et les 50 milliards concédés récemment au patronat.



Bernard Friot est convaincu qu’il existe un lien entre ces renoncements et la montée du Front National.

Il met en garde contre le danger d’augmentation du poids de ce parti et rappelle que l’exercice du pouvoir par les partis politiques extrémistes à toujours mené à la dictature

et à l’aggravation des inégalités sociales grâce à des alliances plus fortes encore avec les forces « capitalistiques ».



Bernard Friot affirme aussi que ces renoncements privent la République Française de

son attribut d’universalité.



Bernard Friot rappelle « que dans le capitalisme, pour qu’une activité productrice de
valeurs d’usage soit aussi productrice de valeur, il faut qu’elle ait
été menée par une force de travail achetée par un propriétaire
lucratif et mobilisée pour la production de marchandises qui, vendues,
rapporteront à ce propriétaire un profit par différence entre la
quantité travail présente dans ces marchandises et celle que
représente le salaire de la force de travail. Toutes les autres
activités sont certes considérées comme utiles, productrices de valeur
d’usage, mais elles sont réputées non productives, non productrices de
valeur.

Or ce qu’initie 1945 (évidemment, je prends 1945 comme date
emblématique d’une offensive ouvrière que j’ai analysée de la fin de
la première guerre mondiale aux années 1970), avec le statut de la
fonction publique, avec les cotisations sociales, c’est que du salaire
va être versé à des producteurs de valeur d’usage qui ne vont pas sur
le marché du travail, qui ne produisent pas de marchandises sous la
loi du temps de travail, qui ne mettent en valeur aucun capital. Que
signifient ces salaires ? »



« La mobilisation populaire peut être sortie de toutes ces impasses si
nous reconnaissons que les conquêtes de 1945 sont anticapitalistes
parce qu'elles inaugurent une autre pratique de la valeur et du
travail que leur pratique capitaliste. D’où vient le salaire des
fonctionnaires, des retraités, des soignants, de parents et des
chômeurs ? De leur travail. Ce sont les fonctionnaires, les retraités,
les soignants, les parents, les chômeurs qui produisent la valeur que
reconnaissent l'impôt et les cotisations sociales, et cela sans marché
du travail, sans mesure de la valeur par le temps de travail, sans
actionnaire et sans crédit."




G Y Federmann

dimanche 22 octobre 2017

Le réseau DESC

Le Réseau international pour les droits économiques, sociaux et culturels (Réseau-DESC) relie plus de 280 ONG, mouvement sociaux et activistes de 75 pays afin de bâtir un mouvement mondial visant à faire des droits humains et de la justice sociale une réalité pour tous.













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La loi n’autorise pas à priver de liberté les demandeurs d’asile « dublinés »


La Cour de cassation juge la rétention illégale pour une catégorie de migrants

La plus haute juridiction, dans un arrêt rendu mercredi, juge que la loi n’autorise pas à priver de liberté les demandeurs d’asile « dublinés », dans l’attente de les transférer ailleurs en Europe.




Les portes des centres de rétention (CRA) vont-elles s’ouvrir tout grand ? Si les juges suivent l’arrêt n°1130 de la Cour de cassation, rendu en audience publique mercredi 27 septembre, les étrangers enfermés le temps de préparer leur renvoi dans un pays d’Europe pourraient tous retrouver la liberté. Ce qui pourrait vider ces prisons pour migrants d’un cinquième de ces « retenus ».

 
La plus haute juridiction a conclu que le droit français n’autorisait pas à priver de liberté ces demandeurs d’asile qu’on appelle « dublinés », parce qu’ils ont laissé une trace de leur passage dans un autre pays d’Europe avant d’arriver en France et qu’ils peuvent y être renvoyés au nom du règlement dit de Dublin.
Le taux de succès des transferts ne dépasse pas 10 %

Au nom de Dublin 4, donc, la France tente de les transférer dans le pays d’où ils viennent et qui est habilité à étudier leur demande d’asile.

Depuis son arrivée place Beauvau, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, met un soin particulier à expulser ce public « facile » à renvoyer en Italie, en Hongrie ou même en Allemagne. Peu importe que les personnes concernées reviennent en quelques jours, les statistiques ne le montrent jamais.

Or, comme le taux de succès de ces transferts ne dépasse pas à l’heure actuelle 10 %, en dépit des moyens humains mis sur ces dossiers, les préfectures enferment de plus en plus souvent les « dublinés », arguant du « risque non négligeable de fuite ».

C’est là que se trouve la faille juridique, puisque « le législateur n’a pas fait son travail en ne définissant pas ce qu’est un “ risque non négligeable de fuite ”», rappelle Isabelle Zribi, qui a plaidé le dossier devant la Cour de cassation. En l’absence de cadrage de cette notion, il n’est pas légal d’enfermer ces personnes.



Treaty

 Source de l'article ici http://treatymovement.com/

Pour signer la déclation , cliquez sur le lien

 https://treatyalliance.squarespace.com/signez-fre


Nous appelons les États à participer activement aux prochaines négociations  concernant le traité international  visant à assurer la protection des droits humains contre les activités des entreprises transnationales et autres entreprises


Nous nous félicitons des deux sessions très réussies en 2015 et 2016 par le groupe de travail intergouvernemental des Nations unies (OEIGWG) sur les Sociétés Transnationales et autres entreprises concernant les droits humains, pendant lesquelles ont été étudiés les caractéristiques, la portée et les éléments qui pourraient être intégrés dans un "Instrument juridiquement contraignant pour les Sociétés Transnationales et Autres Entreprises en matière de droits humains". Le groupe intergouvernemental tiendra sa prochaine session du 23 au 27 octobre 2017 pour commencer à négocier le contenu et la portée de ce nouvel instrument.

Partout dans le monde, les activités des entreprises entraînent pollution et dégradation de l'environnement, accaparement des terres, utilisation d’une main d’œuvre dans des conditions d’esclavage, difficulté d’accès aux services de santé publique et à l’obtention de médicaments, manque de respect des normes du travail et cas de violence contre les personnes et les défenseurs des droits humains. Les entreprises doivent être rendues responsables de ces abus. Il y a actuellement beaucoup de lacunes dans la régulation, certaines étant dues au fait que les entreprises opèrent à l'échelle internationale, alors que les lois qui les régissent ont un caractère national. Dans ce contexte d'impunité, les entreprises commerciales capturent plus facilement l’attention des institutions internationales ainsi que des institutions nationales. Les accords de commerce et d'investissement signés par les États garantissent aux entreprises des droits, des privilèges et des profits conséquents, mais les États ne disposent pas d'une réglementation internationale adéquate pour veiller à ce que les opérations des entreprises se déroulent sans porter atteintes aux droits humains et environnementaux. Il est nécessaire d’introduire et de réguler les responsabilités des entreprises à l'échelle nationale et internationale afin que les États commencent enfin à s'acquitter de leurs obligations de protéger les droits humains et environnementaux desactivités néfastes des entreprises transnationales et autres entreprises.

Nous pensons que ce riche débat qui s'est déroulé à l'OEIGWG a maintenant montré la nécessité d'un instrument international contraignant visant (1) le renforcement de la protection des personnes et des communautés affectées par les violations liées au fonctionnement des sociétés transnationales et Autres Entreprises et (2) ce afin de leur donner accès à des recours efficaces, notamment par le biais de mécanismes judiciaires. Les sessions comprenaient des échanges et des débats entre des représentants des communautés concernées, des experts, des juristes, des militants et des parlementaires de différentes régions et secteurs, avec des représentants de l'État. Les séances ont contribué à l'identification d'un terrain d'entente pour l'avancement de l'élaboration du traité en mettant en exergue l'obligation première des États de protéger les droits de l'homme, y compris au niveau extraterritoriale.

La mobilisation des mouvements et des organisations nationales et internationales de la société civile a augmenté de façon significative. Leur plaidoyer constant et constructif au niveau national et leur présence dans les délibérations des Nations unies ont été essentiels pour soutenir le processus et montre bien l'importance du futur traité pour lutter pour la justice sociale et les droits humains dans le monde.

Le nouvel instrument juridiquement contraignant devrait être un pas en avant dans la promotion et la protection des droits humains, en s'appuyant sur les efforts précédents et en établissant un cadre complémentaire aux instruments internationaux existants relatifs aux droits humains. Un ensemble de mécanismes et d'obligations contraignantes représente la prochaine étape nécessaire et logique dans ce processus commencé depuis plusieurs décennies. Le traité doit stipuler la primauté des droits humains sur les droits et privilèges de l'entreprise qui sont toujours établis de manière subjective et injuste dans les accords commerciaux et d'investissement. Il doit également établir un cadre international solide afin que la responsabilité juridique des entreprises soit d'assurer l'accès à la justice pour les personnes et les communautés touchées et mettre ainsi un terme à l'impunité des entreprises. La coopération internationale entre les États doit être renforcée pour relever ces défis de régulation à l’échelle mondiale.

Pour réussir, cette troisième session, l'OEIGWG devrait encourager : (1) Une négociation substantielle, coopérative et constructive entre États sur les éléments concrets et détaillés du traité quant à son contenu et sa portée, (2) Une approche participative suffisamment large afin que les perspectives touchent l’ensemble de la société, et (3) L'établissement d'une feuille de route pour la finalisation des négociations dans un court laps de temps.

Nous insistons sur notre ferme engagement à ce processus, et exhortons tous les États à se concentrer sur la négociation du contenu du traité pendant cette troisième session. Nous appelons les citoyens à être attentif à ce processus stratégique et à se mobiliser activement aux niveaux national, régional et international.


Déclaration sur le respect des droits humains par les entreprises

Du 23 au 28 octobre se tiendra, à Genève, la 3ème réunion du Groupe intergouvernemental de travail sur cette question. Le travail de ce groupe devrait aboutir sur un traité dit "contraignant". Mais on sait bien que les contraintes obtenues par voie de traité ou par diplomatie ne sont pas des contraintes durables et qu'elles ne concernent que ceux qui le veulent bien. Il faut plus. Il faut ce que les Citoyens du Monde réclament depuis 1946, à savoir : une constitution mondiale, un droit mondial, et donc un parlement mondial. Voici donc la proposition que je fais. Merci de faire au plus vite pour l'amender au plus tard dans la journée de lundi. (Daniel Durand citoyensdumonde.fr)

 
Proposition de déclaration de l'Assemblée des Citoyens du Monde (ASCOP) :
Nous, membres de l’Assemblée des Citoyens du Monde, collectif de plus de 150 organisations de la société civile et de milliers de citoyens de plus de 110 pays,
Nous saluons le groupe de travail intergouvernemental des Nations Unies actuellement réuni, à Genève, pour sa troisième réunion sur les sociétés transnationales et autres entreprises concernant les droits humains.
Nous rappelons l’importance de la protection des droits humains par l’organisation des Nations Unies au titre de l’alinéa 3 de l’article 1 (chapitre I) de la Charte des Nations Unies.
Nous partageons les convictions :
  • que les droits humains et les libertés, fondamentalement inaliénables et indivisibles, doivent être respectés par tous les organes de la société civile, politique et économique et par tous les citoyens ;
  • que les entreprises, quelques soient leur lieux de siège ou d’implantation, ont le devoir moral indéniable de respecter les êtres humains dans leur vie, dans leurs libertés et dans leurs droits ;
  • que la préservation de l’environnement est une contrainte particulière qui doit être faite aux entreprises par respect pour les générations à venir ;
  • que le droit individuel ou communautaire d’usage ou de propriété des espaces traditionnels fait partie des droits environnementaux à préserver ;
  • qu’il n’y a pas de plus haut devoir d’un État que celui de protéger toute personne qui se trouve sous sa responsabilité effective quelques soient sa nationalité et sa situation sociale ;
Dans le cadre des travaux du groupe de Genève, nous exhortons les États à harmoniser leurs législations administratives, fiscales et judiciaires afin que les entreprises se voient contraintes, par intérêt économique, à respecter les droits et libertés des personnes et des communautés.
Nous sommes conscients que ces contraintes obtenues par voies de traité ou de diplomatie resteront insuffisantes en raison même de la fragilité de tout traité.
En conséquence, nous exhortons les citoyens  et tous organes de la société à travailler à l’élaboration d’un régime de droit sur le plan social et international tel que les droits et libertés énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme puissent y trouver plein effet. Ce régime de droit devra découler de la démocratie et du travail d’un parlement mondial, en application des articles 21-3 et 28 de la Déclaration ci-dessus.
Paris, le 24 octobre 2017

 Mardi 24 octobre 2017, sera l'occasion de produire cette déclaration sur la question du respect des droits humains par les entreprises