lundi 19 décembre 2011

La CPI confirme la libération de Mbarushimana

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé lundi la remise en liberté du haut dirigeant des rebelles hutus rwandais Callixte Mbarushimana, contre lequel elle avait déjà refusé vendredi de confirmer les charges, mais l'accusation a interjeté appel de ces décisions.

 
Callixte Mbarushimana, 48 ans, secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), avait été arrêté le 11 octobre 2010 à Paris où il vivait depuis 2002, en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI. Transféré à La Haye le 25 janvier, il a toujours clamé son innocence.
Photo: Jerry Lampen, Archives AFP

La Syrie accepte la présence d'observateurs de la Ligue arabe

Damas a signé l'accord de la Ligue arabe acceptant la présence en Syrie d'observateurs de l'organisation panarabe, a annoncé lundi le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moallem.
"La signature du protocole (d'accord) est le début de la coopération entre nous et la Ligue arabe. Les observateurs de la Ligue arabe sont les bienvenus chez nous", a commenté devant la presse à Damas le chef de la diplomatie syrienne.
Le mandat des observateurs sera d'une durée d'un mois renouvelable sur accord des deux parties, a-t-il précisé. Ces observateurs seront "libres" de leurs mouvements et "sous la protection du gouvernement syrien", mais ne seront pas autorisés à se rendre sur les sites militaires confidentiels, selon le ministre.
La Syrie a donné le mois dernier son accord à un plan de sortie de crise de la Ligue arabe, en vue de mettre fin à la répression du soulèvement contre le régime du président Bachar el-Assad, depuis mars dernier.
Ce plan prévoit le retrait des forces syriennes déployées dans les rues des villes du pays, l'ouverture de pourparlers avec l'opposition, l'accès du pays à la presse et aux organisations humanitaires, ainsi que la présence d'observateurs de la Ligue arabe. En dépit de cet accord, la Syrie a posé des conditions rendant sa mise en oeuvre impossible.
La Ligue arabe avait donné jusqu'à mercredi à Damas pour signer cet accord. L'organisation panarabe menaçait, dans le cas contraire, d'en référer au Conseil de Sécurité des Nations unies. Selon l'ONU, la répression du soulèvement en Syrie a fait 5.000 morts depuis mars.
Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elaraby a déclaré qu'une délégation de l'organisation se rendrait en Syrie "d'ici un jour ou deux". Cette délégation examinera les questions juridiques, administratives et financières en vue de former les équipes d'observation. "Chaque groupe d'observateurs sera composé de dix personnes ou plus, et se rendra en différents endroits", a expliqué M. Elaraby. AP  voir article ici

Raza Ghazawi est libre

RAZAN GHAZZAWI - LIBEREE SOUS CAUTION / RELEASED ON BAIL.

FR. Selon le Centre syrien pour l'information et la liberté d'expression, Razan Ghazzawi, libérée dimanche à 22 h 30" (21 h 30, heure française) contre une caution de 15.000 livres syriennes (soit environ 230 euros, 300 dollars), doit être jugée pour avoir "affaibli le sentiment national", "créé une organisation qui vise à changer le statut social et économique de l'Etat" et "avivé les dissensions confessionnelles". Elle est passible de trois à quinze ans de prison.

Les autorités syriennes avaient arrêté Razan Ghazzawi à la frontière jordanienne le 4 décembre, alors qu'elle se rendait à Amman pour participer à un atelier sur la liberté de la presse dans le monde arabe.
Elle anime depuis 2009 un blog "Razaniyyat" , et y a vivement critiqué le régime syrien.

ENG. According to the Syrian Centre for Media and Free Expression, "Razan Ghazzawi was released from detention at 10:30 pm (2030 GMT) Sunday on bail of 15,000 Syrian pounds (around 300 dollars, 230 euros). She was referred to court and charged on three counts of "establishing an organisation that aims to change the social and economic status of the state," weakening national sentiment", and "stirring racial and religious dissent". She could face three to 15 years in jail.

Syrian authorities arrested Razan Ghazzawi at the border with Jordan on 4 December as she headed to Amman to take part in a workshop on press freedom in the Arab world.
She has been blogging on her "Razaniayat" website since 2009 and has expressed strong criticism of the Syrian regime

dimanche 18 décembre 2011

Charte Mondial des migrants

"Les personnes migrantes sont les cibles de politiques injustes. Celles-ci, au détriment des droits universellement reconnus à chaque personne humaine, font s’opposer les êtres humains, les uns aux autres en utilisant des stratégies discriminatoires, fondées sur la préférence nationale, l’appartenance ethnique, religieuse ou de genre. Ces politiques sont imposées par des systèmes conservateurs et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en exploitant la force de travail, physique et intellectuelle des migrants. Pour cela, ils utilisent les prérogatives exorbitantes permises par la puissance arbitraire de l’État Nation et du système mondial de domination hérité de la colonisation et de la déportation. Ce système est à la fois caduque, obsolète et génère des crimes contre l’humanité. C’est la raison pour laquelle il doit être aboli.
Les politiques sécuritaires mises en place par les États Nations font croire que les migrations sont un problème et une menace alors qu’elles constituent depuis toujours un fait historique naturel, complexe, certes, mais qui loin d’être une calamité pour les pays de résidence, constituent un apport économique, social et culturel inestimable.
Les migrants sont partout privés du plein exercice de leur droit à la liberté de circulation et d’installation sur notre planète.
Ils sont également privés de leurs droits à la paix ainsi que de leurs droits économiques, sociaux, culturels, civiques et politiques pourtant garantis par différentes conventions internationales.
Seule une large alliance des personnes migrantes pourra promouvoir l’émergence de droits nouveaux pour toute personne de par sa naissance sans distinction d’origine, de couleur, de sexe ou de croyance. Pour cela, cette alliance des migrants devra leur permettre, autour de principes éthiques, de contribuer à la construction de nouvelles politiques économiques et sociales. Elle devra leur permettre aussi de contribuer à une refonte de la conception de la territorialité et du système de gouvernance mondiale dominant actuel et de son soubassement économique et idéologique.
C’est pourquoi nous, migrants du monde entier, à partir des propositions qui nous sont parvenues depuis 2006 et après une large discussion à l’échelle planétaire, adoptons la présente Charte Mondiale des Migrants.
Notre ambition est de faire valoir à partir des situations que vivent les migrants dans le monde, le droit pour tous de pouvoir circuler et s’installer librement sur notre planète, et de contribuer à la construction d’un monde sans murs.
Pour cela, nous, personnes migrantes qui avons quitté notre région ou pays, sous la contrainte ou de notre plein gré et vivons de façon permanente ou temporaire dans une autre partie du monde, réunies les 3 et 4 février 2011 sur l’Ile de Gorée au Sénégal,
Nous proclamons,
Parce que nous appartenons à la Terre, toute personne a le droit de pouvoir choisir son lieu de résidence, de rester là où elle vit ou de circuler et de s’installer librement sans contraintes dans n’importe quelle partie de cette Terre.
Toute personne, sans exclusion, a le droit de se déplacer librement de la campagne vers la ville, de la ville vers la campagne, d’une province vers une autre. Toute personne a le droit de pouvoir quitter n’importe quel pays vers un autre et d’y revenir.
Toutes dispositions et mesures de restriction limitant la liberté de circulation et d’installation doivent être abrogées (lois relatives aux visas, laisser-passer, et autorisations, ainsi que toutes autres lois relatives à la liberté de circulation).
Les personnes migrantes du monde entier doivent jouir des mêmes droits que les nationaux et citoyens des pays de résidence ou de transit et assumer les mêmes responsabilités dans tous les domaines essentiels de la vie économique, politique, culturelle, sociale et éducative. Ils doivent avoir le droit de voter et d’être éligible à tout organe législatif au niveau local, régional et national et d’assumer leurs responsabilités jusqu’à la fin du mandat.
Les personnes migrantes doivent avoir le droit de parler et de partager leur langue maternelle, de développer et faire connaître leurs cultures et leurs coutumes traditionnelles, à l’exception de toute atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes et dans le respect des droits humains. Les personnes migrantes doivent avoir le droit de pratiquer leurs religions et leurs cultes.
Les personnes migrantes doivent jouir du droit d’avoir un commerce là où elles le désirent, de se livrer à l’industrie ou à l’exercice de tout métier ou de toute profession permis au même titre que les citoyens des pays d’accueil et de transit ; cela de façon à leurs permettre d’assumer leur part de responsabilité dans la production des richesses nécessaires au développement et l’épanouissement de tous.
Le travail et la sécurité doivent être assurés à toutes les personnes migrantes. Quiconque travaille doit être libre d’adhérer à un syndicat et/ou d’en fonder avec d’autres personnes. Les personnes migrantes doivent recevoir un salaire égal à travail égal et doivent avoir la possibilité de transférer le fruit de leur travail, les prestations sociales et de jouir de la retraite, sans aucunes restrictions. Tout cela, en contribuant au système de solidarité nécessaire à la société de résidence ou de transit.
L’accès aux prestations des services de banques et d’organismes financiers doit être assuré à toutes les personnes migrantes de la même manière que celui accordé aux nationaux et citoyens des pays d’accueil.
Tout le monde a le droit à la terre, qu’ils soient hommes ou femmes. La terre doit être partagée entre ceux qui y vivent et qui la travaillent. Les restrictions à l’usage et à la propriété foncière imposées pour des raisons d’ordre ethnique, national et/ou sur le genre, doivent être abolies ; cela au profit d’une nouvelle vision d’une relation responsable entre les humains et la terre, et dans le respect des exigences du développement durable.
Les personnes migrantes, au même titre que les nationaux et citoyens des pays de résidence ou de transit, doivent être égales devant la loi. Nul ne doit être séquestré, emprisonné, déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement et préalablement entendue et défendue dans une langue de son choix.
Les personnes migrantes ont le droit à l’intégrité physique et à ne pas être harcelées, expulsées, persécutées, arrêtées arbitrairement ou tuées en raison de leur statut ou parce qu’elles défendent leurs droits.
Toute loi qui prévoit une discrimination fondée sur l’origine nationale, le genre, la situation matrimoniale et/ou juridique ainsi que sur les convictions doit être abrogée, quelque soit le statut de la personne humaine.
Les droits humains sont inaliénables et indivisibles et doivent être les mêmes pour tous. La loi doit garantir à toutes les personnes migrantes le droit à la liberté d’expression, le droit de s’organiser, le droit à la liberté de réunion ainsi que le droit de publier.
L’accès aux services de soin et à l’assistance sanitaire doit être garanti à toutes personnes migrantes, au même titre que les nationaux et les citoyens des pays d’accueil et de transit, avec une attention particulière aux personnes vulnérables. A toute personne migrante vivant avec un handicap doivent être garantis le droit à la santé, les droits sociaux et culturels.
La loi doit garantir à toute personne migrante le droit de choisir son partenaire, de fonder une famille et de vivre en famille. Le regroupement familial ne peut lui être refusé et on ne peut la séparer ou la maintenir éloignée de ses enfants.
Les femmes, tout particulièrement, doivent être protégées contre toute forme de violence et de trafic. Elles ont le droit de contrôler leur propre corps et de rejeter l’exploitation de celui-ci. Elles doivent jouir d’une protection particulièrement renforcée, notamment en matière de condition de travail, de santé maternelle et infantile, ainsi qu’en cas de changements de leur statut juridique et matrimonial.
Les migrants mineurs doivent être protégés par les lois nationales en matière de protection de l’enfance au même titre que les nationaux et les citoyens de pays de résidence et de transit. Le droit à l’éducation et à l’instruction doit être garanti.
L’accès à l’éducation et à l’instruction, du préscolaire à l’enseignement supérieur, doit être garanti aux personnes migrantes et à leurs enfants. L’instruction doit être gratuite, et égale pour tous les enfants. Les études supérieures et la formation technique doivent être accessibles à tous dans une nouvelle vision du dialogue et du partage des cultures. Dans la vie culturelle, dans les sports et dans l’éducation, toute distinction fondée sur l’origine nationale doit être abolie.
Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement. Toute personne doit avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix, d’être décemment logée et d’avoir accès à la propriété immobilière ainsi que de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au même titre que les nationaux et citoyens de pays d’accueil et de transit.
A toutes personnes migrantes, il faut garantir le droit à une alimentation saine, et suffisante, et le droit à l’accès à l’eau.
Les personnes migrantes ambitionnent d’avoir l’opportunité et la responsabilité, au même titre que les nationaux et les citoyens de pays d’accueil et de transit, de faire face ensemble aux défis actuels (logement, alimentation, santé, épanouissement...).
Nous, personnes migrantes, nous engageons à respecter et promouvoir les valeurs et principes exprimés ci-dessus et à contribuer ainsi à la disparition de tout système d’exploitation ségrégationniste et à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire."
Vers une Institution Mondiale des Droits Humains
Lors de sa session de mai 2009, à Brasilia, le Congrès des Peuples a répondu à diverses interpellations concernant les droits de l'homme par l'invitation à créer une "institution mondiale (citoyenne) des droits humains". Cette institution serait constituée d'un corps juridique et social émanant des ONG ou organismes ou toute personne poursuivant les mêmes orientations pour la défense et la promotion des droits humains. La définition d'un "statut mondial de la migration" fait partie de cette démarche. Autrement dit, la charte proposée par l'Assemblée Mondiale des Migrants à l'occasion du Forum Social Mondial de Dakar, peut devenir le fondement du "statut mondial du migrant" si elle reçoit de la part des ONG, des citoyens et des élus un consentement significatif
Daniel Durand   lien complet  ici

Journée internationale des migrants

Le 18 décembre est célébrée la Journée Internationale des Migrants. C’est l’occasion, dans le monde entier, de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants. La date a été choisie il y a quatre ans par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 mais restée inapplicable faute de ratifications suffisantes.

Cette Convention pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille concerne tous les migrants qui « vont exercer, exercent et ont exercé » un travail pendant « tout le processus de migration ». Pour tous, avec ou sans papiers, des droits fondamentaux sont réaffirmés en « considérant la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent fréquemment les travailleurs migrants et les membres de leurs familles ».

Les migrants dans le monde
L’Europe accueille 15 Millions d’immigrés sur les 175 Millions de par le monde.
La Convention n’est entrée en vigueur que le 1er juillet 2003. A ce jour, 27 Etats l’ont ratifiée : seulement des pays d’émigration, aucun des pays les plus industrialisés. Depuis quatorze ans, la France, ses partenaires européens et la plupart des pays d’immigration de la planète éludent la ratification. Pourtant la défense des droits de l’homme a une portée universelle et ne peut donc pas exclure les migrants.

Pas de nouveaux droits

Depuis 1990, la précarisation des droits des migrants est en aggravation constante. L’Union européenne offre la libre circulation aux citoyens des Etats membres tout en durcissant, pour les autres, les règles de l’asile et du séjour ; le principe de non-discrimination inscrit dans le traité d’Amsterdam a pourtant exclu la discrimination fondée sur la nationalité.

Face à la dégradation des droits des migrants, les Nations unies ainsi que de nombreuses institutions européennes ou organisations de la société civile rappellent l’importance de la convention des Nations unies. Le gouvernement français qui prône un rôle accru des Nations unies dans les affaires internationales ne doit pas rester sourd à ces appels.

Pays signataires par ordre chronologique :
  • Egypte, Salvador, Maroc en 1993
  • Seychelles en 1994
  • Colombie, Philippines, Ouganda en 1995
  • Sri Lanka, Bosnie-Herzégovine en 1996
  • Cap Vert en 1997
  • Azerbaïdjan, Mexique, Sénégal en 1999
  • Ghana, Guinée Bissau, Bolivie en 2000
  • Belize, Uruguay en 2001
  • Equateur, Tadjikistan en 2002
  • Guatemala, Mali, Burkina Faso, Kirghizstan en 2003
  • Timor Occidental, Libye, Turquie en 2004.
Une convention internationale que la France n’a toujours pas ratifiée et a même aggravé  la situation des migrants voir lien ici 



    mardi 13 décembre 2011

    La Tunisie a un nouveau président

    En la personne de Moncef Marzouki, seul candidat volontaire, l'assemblée constituante tunisienne a élu son nouveau président de la République le 12 décembre 2011.

    TUNIS (AFP) - Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki a prêté serment mardi avant d'aller prendre ses quartiers au palais présidentiel de Carthage, près d'un an jour pour jour après le début de la révolution qui chassa Zine Abidine Ben Ali du pouvoir.
    Fier et solennel, l'ancien opposant, vêtu d'un burnous traditionnel recouvrant une veste bleue et une chemise blanche, a prêté serment la main sur le Coran devant les 217 élus de l'Assemblée constituante et les plus hauts représentants de l'Etat.
    "Je serai garant des intérêts nationaux, de l'Etat des lois et des institutions, je serai fidèle aux martyrs et aux objectifs de la Révolution", a déclaré M. Marzouki, 66 ans, qui accède à la présidence après des années d'engagement militant et de combat contre l'ancien régime.
    Il a promis d'être le "président de tous les Tunisiens" et de "n'épargner aucun effort" pour améliorer la vie de ses compatriotes.
    Il s'est engagé à garantir "le droit à la santé, le droit à l'éducation, le droit des femmes, de protéger le droit des travailleurs, créer des emplois et promouvoir l'investissement".
    "Notre mission est de promouvoir notre identité arabo-musulmane et d'être ouverts à l'étranger; de protéger les voilées et les filles en niqab comme les non voilées", a-t-il poursuivi, alors que l'arrivée au pouvoir des islamistes d'Ennahda a suscité des craintes chez les "modernistes".

     Selon la constitution provisoire votée samedi par l'Assemblée constituante, le chef de l'Etat est le chef suprême des forces armées et définit la politique étrangère en concertation avec le Premier ministre. ( © AFP photo AFP)

    "Un seul candidat pour une urne", Assemblée Nationale de la Constituante, Le Bardo. 12 décembre 2011.       Photographie Hamideddine Bouali






    C'était aujourd'hui, le nouveau président Tunisien prêtait serment devant l'assemblée en appelant à une prière au peuple syrien



    lundi 12 décembre 2011

    Risque de tension à Jérusalem

    La rampe d'accès à l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, utilisée par les non-musulmans, a été fermée à la suite d'un ordre de la municipalité israélienne de Jérusalem pour des motifs de "sécurité des visiteurs", a annoncé lundi la police israélienne. (dépêche AFP)

    La municipalité avait annoncé le 8 décembre avoir ordonné la fermeture dans les sept jours de cette rampe d'accès, au risque de déclencher des protestations dans le monde arabe et musulman, notamment, la Jordanie, gardienne de l'esplanade des Mosquées.

    "La structure a été fermée sur ordre de la municipalité", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police, Louba Samri.

    "La police et la Fondation pour le Mur Occidental (organisme israélien chargé du mur des Lamentations, NDLR) ont décidé hier (dimanche) de fermer la rampe provisoire de la porte des Maghrébins. Cela fait suite à une lettre de la municipalité exprimant une inquiétude et donnant à la fondation sept jours pour faire appel de cet ordre", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la mairie, Stephan Miller.

    Cette rampe en bois conduit de l'esplanade du mur des Lamentations, principal site de pèlerinage du judaïsme, à l'esplanade des Mosquées, qui abrite le troisième lieu saint de l'islam
     
    rampe de l'esplanade (AFP)

    dimanche 11 décembre 2011

    Données publiques françaises en libre accès

    La sortie d’un portail:" http://www.data.gouv.fr/" référençant les données publiques librement réutilisables est une bonne chose. C’est un effort à notre sens indispensable de l’État pour un renouveau démocratique et citoyen. Moins d’un an après son installation, l’objectif que s’est fixé ÉtaLab est donc globalement atteint. Conformément aux principes reconnus au niveau international, la gratuité et l’absence de barrière juridique sont bien au rendez-vous. Concernant les formats, le bilan semble en revanche nettement plus mitigé.

    Pour compléter l'information:  lien1

    Resolution 194 : 63 ième anniversaire

    La résolution 194 est adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle décide, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens : «  qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables.  »



    L’Assemblée générale,
    Ayant examiné de nouveau la situation en Palestine,
    1. Exprime sa profonde satisfaction des progrès accomplis grâce aux bons offices de feu le Médiateur des Nations unies dans la voie d’un ajustement pacifique de la situation future de la Palestine, auquel le Médiateur a sacrifié sa vie ;
    et
    remercie le Médiateur par intérim et son personnel de leurs efforts incessants et de l’esprit de devoir dont ils ont fait preuve en Palestine ;
    2. Crée une Commission de conciliation composée de trois États Membres des Nations unies chargée des fonctions suivantes :
    a) Assumer, dans la mesure où elle jugera que les circonstances le rendent nécessaire, les fonctions assignées au Médiateur des Nations unies pour la Palestine par la résolution 186 (S-2) de l’Assemblée générale du 14 mai 1948 ;
    b) S’acquitter des fonctions et exécuter les directives précises que lui donne la présente résolution et s’acquitter des fonctions et exécuter les directives supplémentaires que pourrait lui donner l’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité ;
    c) Assumer, à la demande du Conseil de sécurité, toute fonction actuellement assignée au Médiateur des Nations unies pour la Palestine, ou à la Commission de trêve des Nations unies, par les résolutions du Conseil de sécurité ; si le Conseil de sécurité demande à la Commission de conciliation d’assumer toutes les fonctions encore confiées au Médiateur des Nations unies pour la Palestine par les résolutions du Conseil de sécurité, le rôle du Médiateur prendra fin ;
    3. Décide qu’un Comité de l’Assemblée composé de la Chine, de la France, de l’Union des Républiques socialistes soviétiques, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique soumettra, avant la fin de la première partie de la présente session de l’Assemblée générale, à l’approbation de l’Assemblée, une proposition concernant les noms des trois États qui constitueront la Commission de conciliation ;
    4. Invite la Commission à entrer immédiatement en fonction afin d’établir, aussitôt que possible, des relations entre les parties elles-mêmes et entre ces parties et la Commission ;
    5. Invite les Gouvernements et autorités intéressés à étendre le domaine des négociations prévues par la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948 * et à rechercher un accord par voie de négociations, soit directes, soit avec la Commission de conciliation, en vue d’un règlement définitif de toutes les questions sur lesquelles ils ne se sont pas encore mis d’accord ;
    6. Donne pour instructions à la Commission de conciliation de prendre des mesures en vue d’aider les Gouvernements et autorités intéressés à régler de façon définitive toutes les questions sur lesquelles ils ne se sont pas mis d’accord ;
    7. Décide que les Lieux saints - notamment Nazareth - et les sites et édifices religieux de Palestine devraient être protégés et leur libre accès assuré, conformément aux droits en vigueur et à l’usage historique ; que les dispositions à cet effet devraient être soumises à la surveillance effective des Nations unies ; que, lorsque la Commission de conciliation des Nations unies présentera à l’Assemblée générale, pour sa quatrième session ordinaire, des propositions détaillées concernant un régime international permanent pour le territoire de Jérusalem, elle devra formuler des recommandations au sujet des Lieux saints se trouvant dans ce territoire ; qu’en ce qui concerne les Lieux saints situés dans les autres régions de Palestine, la Commission devra demander aux autorités politiques des régions intéressées de fournir des garanties formelles satisfaisantes en ce qui concerne la protection des Lieux saints et l’accès de ces Lieux ; et que ces engagements seront soumis à l’approbation de l’Assemblée générale ;
    8. Décide qu’en raison des liens qu’elle a avec trois religions mondiales, la région de Jérusalem, y compris la municipalité actuelle de Jérusalem plus les villages et centres environnants, dont le plus oriental sera Abu Dis, le plus méridional Bethléem, le plus occidental Ein Karim (y compris l’agglomération de Motsa) et la plus septentrionale Shu’fat, devrait jouir d’un traitement particulier et 1stinct de celui des autres régions de Palestine et devrait être placée sous te contrôle effectif des Nations unies ;
    Invite le Conseil de sécurité à prendre de nouvelles mesures en vue d’assurer la démilitarisation de Jérusalem dans le plus bref délai possible ;
    Donne pour instructions à la Commission de conciliation de présenter à l’Assemblée générale, pour sa quatrième session ordinaire, des propositions détaillées concernant un régime international permanent pour la région &Jérusalem assurant à chacun des groupes distincts le maximum d’autonomie locale compatible avec le statut international spécial de la région de Jérusalem ;
    La Commission de conciliation est autorisée à nommer un représentant des Nations unies, qui collaborera avec les autorités locales en ce qui concerne l’administration provisoire de la région de Jérusalem ;
    9. Décide qu’en attendant que les Gouvernements et autorités intéressés se mettent d’accord sur des dispositions plus détaillées, l’accès le plus libre possible à Jérusalem par route, voie ferrée et voie aérienne devrait être accordé à tous les habitants de la Palestine ;
    Donne pour instructions à la Commission de conciliation de signaler immédiatement au Conseil de sécurité toute restriction de l’accès de la Ville que pourrait tenter d’imposer l’une quelconque des parties, pour que le Conseil prenne les mesures appropriées ;
    10. Donne pour instructions à la Commission de conciliation de rechercher la conclusion, entre les gouvernements et autorités intéressées, d’accords propres à faciliter le développement économique du territoire, notamment d’accords concernant l’accès aux ports et aérodromes et l’utilisation de moyens de transport et de communication ;
    11. Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ;
    Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l’Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l’intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l’Organisation des Nations unies ;
    12. Autorise la Commission de conciliation à désigner les organes subsidiaires et à utiliser les experts techniques, agissant sous son autorité, dont elle jugerait avoir besoin pour s’acquitter efficacement des fonctions et des obligations qui lui incombent aux termes de la présente résolution ;
    La Commission de conciliation aura son siège officiel à Jérusalem. Il appartiendra aux autorités responsables du maintien de l’ordre à Jérusalem de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité à la Commission. Le secrétaire général fournira un nombre restreint de gardes pour la protection du personnel et des locaux de la Commission ;
    13. Donne pour instructions à la Commission de conciliation de présenter périodiquement au Secrétaire général des rapports sur l’évolution de la situation pour qu’il les transmette au Conseil de sécurité et aux Membres de l’Organisation des Nations unies ;
    14. Invite tous les Gouvernements et autorités intéressés à collaborer avec la Commission de conciliation et à prendre toutes mesures possibles pour aider à la mise en œuvre de la présente résolution ;
    15. Prie le Secrétaire général de fournir le personnel et les facilités nécessaires et de prendre toutes les dispositions requises pour fournir les fonds nécessaires à l’exécution des dispositions de la présente résolution.
    Cent quatre-vingt-sixième séance plénière, le 1l décembre 1948.
    À la cent quatre-vingt-sixième séance plénière, tenue le 11 décembre 1948, un comité de l’Assemblée composé des cinq États désignés au paragraphe 3 de la résolution ci -dessus a propose les trois Etats ci-après comme membres de la Commission de conciliation : France, Turquie et Etats-Unis d’Amérique.
    La proposition de ce comité ayant été adoptée au cours de la même séance, par l’Assemblée générale, la Commission de conciliation est, en conséquence, constituée des trois États susdits.
    * Voir les procès-verbaux officiels du Conseil de sécurité, Treizième année,


    http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/reso194

    http://www.imemc.org/article/62650?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+PalestineNews+%28Palestine+News%29

    vendredi 9 décembre 2011

    Palestine, un film de Nadir Dendoune

    Annonce de la sortie d'un nouveau film sur la Palestine réalisé par Nadir Dendoune.
    Dix Français débarquent pour la première fois en Israel-Palestine dans le but de mieux comprendre ce qui se passe de ce côté-ci de la planète. Sur place, Ruth, Française de confession juive, installée en Israël depuis un an, les accompagne...

    Plus de détails ici:  http://palestinelefilm.blogspot.com/




    mercredi 7 décembre 2011

    10 décembre : Journée Mondiale des droits de l'homme

    L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays.
    Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU


    En 1950, l’Assemblée générale des nations unies a invité tous les états et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année la Journée des droits de l’homme [résolution 423 (V)]. Cette journée marque l’anniversaire de l’adoption en 1948, par l'Assemblée, de la
    Déclaration universelle des droits de l’homme.


     Une psychiatre égyptienne et un professeur saoudien sont les lauréats du Prix Alkarama 2011

     Le prix Alkarama est décerné chaque année à l'occasion de la journée des droits de l’homme, le 10 décembre, à un(e) ou plusieurs défenseur(se)s des droits de l’homme qui a(ont) contribué de manière significative à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le Monde arabe.

    Cette année, le prix sera décerné à deux lauréats lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 6 décembre 2011 au CICG a Genève. 




     Les lauréats

    Membre fondatrice de plusieurs organisations de défense des droits de l'homme en Egypte dont l'Association égyptienne contre la torture et le Centre El-Nadim pour la réhabilitation psychologique des victimes de la violence, Dr Aida Saif Al-Dawla s’est, pendant plus de trente ans, consacrée a la lutte contre la torture et à la collecte d’informations sur les violations des droits de l'homme en Egypte et au Moyen-Orient.

    Reconnue depuis longtemps comme une militante des droits de l’homme de premier plan, elle a joue un rôle clé en Egypte dans la lutte contre l'injustice et la corruption. 

“Le combat contre la torture du Dr Saif El-Dawla tout au long de ces trente dernières années a été exemplaire", déclare Rachid Mesli, Directeur juridique d'Alkarama. Et d'ajouter "son dévouement et sa créativité en matière de réhabilitation des victimes de tortures restent jusqu’à présent inégalés dans la région.” 



    Professeur de communication saoudien à l’Université de Riyad, Dr Said Ben Zair a été arrêté à  trois reprises pour avoir lutté en faveur du respect des droits civils et politiques en Arabie saoudite. Sa dernière arrestation remonte au 6 juin 2007. En seize ans, il aura passé seulement trois ans en liberté. Accusé d’avoir “critiqué le système judiciaire saoudien” et d’avoir “ soutenu publiquement que tous les prisonniers détenus à la prison d’Al-Hayr à Riyad sont victimes d’injustice”, Dr Ben Zair n’a jamais fait l’objet d un procès équitable et reste détenu à ce jour en dépit du fait que le Groupe de la détention arbitraire de l’ONU ait demandé aux autorités saoudiennes de le libérer. Son fils, Saad Ben Zair, a  été arrêté  le 17 juillet 2002 pour avoir  dénoncé publiquement l’arrestation de son père. Saad a été libéré trois années plus tard avant d’être ré-arrêté le 19 juin 2006 pour avoir dénoncé la pratique de la détention arbitraire en Arabie saoudite. Son autre fils, Mubarek Ben Zair, a également été détenu à plusieurs reprises pour avoir défendu les droits des détenus, notamment ceux de son père et de son frère. 

“La troisième arrestation du Dr Ben Zair en juin 2007 était assez inattendue, déclare Rachid Mesli. Et de déplorer,  “le message des autorités saoudiennes est clair: aucun appel  à des  reformes et aucune critique portée à  la politique ou au système judiciaire saoudiens ne sera toléré. Nous appelons a la libération immédiate du Dr Ben Zair, des membres de sa famille, et de tous les prisonniers de conscience en Arabie saoudite.” 

Le Prix Alkarama a été décerné aux défenseurs des droits de l’homme Abdennour Ali Yahia en 2009 et  Haitham Al-Maleh en 2010, avocats algériens et syrien. 

Pour plus d’informations sur la cérémonie de cette année, veuillez consulter notre site alkarama.org ou nous contacter à l’adresse suivante: award@alkarama.org
    Source pour la rédaction de l'article:  http://vimeo.com/29699628
     Haithem Al-Maleh, lauréat 2010 du Prix Alkarama

    mardi 6 décembre 2011

    Blogueurs et journalistes rejouent les printemps arabes à Bruxelles

    Cent dix journalistes de l'ensemble des pays du bassin méditerranéen étaient réunis à Bruxelles les 29 et 30 novembre 2011 à l'invitation du Parlement européen sur le thème "Relations euro-méditerranéennes dans le cadre de l'éveil du printemps arabe". L'occasion d'échanger sur leur rôle dans ces révolutions et de constater que chacun a bien conscience de sa place dans ces bouleversements. 

    Suite e l'article ici:

    Stéphane Hessel se positionne contre Bashar

    Stéphane Hessel se positionne contre Bashar El Assad le dictateur syrien

    Stéphane Hessel était à Genève ce lundi 5 décembre 2011 invité par l’Association Enfants de Gaza exactement à Uni-Mail Genève Salle R 380 (Suisse)
    pour s'exprimer sur son livre Indignez-vous entre autres.  voir lien : http://www.clafg.ch/spip.php?article2342.

     L'homme qui commanda au monde de s'indigner il y a une année était présent à Genève pour différents rendez-vous dont une soirée caritative organisée par l'association Enfants de Gaza. Stéphane Hessel évoqua son engagement pour la cause palestinienne. Son épouse Christiane, qui vient de publier Gaza, j'écris ton nom (Ed Indigène) était également présente. Les fonds récoltés iront à l'association française La voix de l'enfant.
    Entrée: 20 CHF. Rens: 079 200 55 94.



    lundi 5 décembre 2011

    Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,

    Réseau & Assemblée des Citoyens du Monde   appel à soutenir " “l'Appel "ALIMENTONS 2012". Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous, pour une politique foncière agro-écologique, pour l'emploi des jeunes.”
    http://www.facebook.com/pages/Alimentons-2012/259747350727761


    Lien de l'appel :www.alimentons2012.fr

    samedi 3 décembre 2011

    18 ième session spéciale du conseil des droits de l'homme sur la situation des droits de l'homme en Syrie

    Voici l'intervention de Shady Ammane responsable du collectif Jasmin de Genève lors de son intervention sur le dossier syrien lors de la 18 ième session spéciale du conseil des droits de l'homme sur la situation des droits de l'homme en Syrie 



    cette session avait été annoncée dans un précédent article ici     http://amip-cdp.blogspot.com/2011/12/session-speciale-de-lonu-sur-la.html


    Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné hier à Genève, pour la 3e fois, le régime syrien. Les pressions ne cessent d’augmenter, mais la marge de manoeuvre est étroite.

    C’est un vote sans appel. Hier à Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a condamné par 37 oui, quatre non, dont ceux de la Russie et de la Chine, et six abstentions le régime syrien pour la sanglante répression qu’il exerce sur les populations civiles. C’est la troisième fois que le Conseil sanctionne Damas. Mais à la différence cette fois-ci que la sanction intervient avec un fort soutien des pays arabes et sur la base d’éléments très concrets. Pour appui, le rapport accablant, publié lundi, de la commission d’enquête de l’ONU qui a livré par le menu détail, et sur la base de 223 témoignages, une longue liste d’exactions commises par les différents bras armés de Bachar el-Assad. Exécutions extrajudiciaires, cas de torture en détention, viols: le rapport dresse un tableau insoutenable, d’autant que les enfants ne sont épargnés par aucun de ces crimes.
    La haut-commissaire aux droits de l’homme Navi Pillay a même actualisé hier la macabre liste: à ce jour, 307 enfants sont morts en prison ou sous les balles des forces de l’ordre, 56 pour le seul mois de novembre, accélération qualifiée d’alarmante par les enquêteurs de l’ONU.  article complet :http://www.tdg.ch/actu/monde/faudra-aller-dompter-syrie-2011-12-03 .

    vendredi 2 décembre 2011

    Election au Guyanna

    http://www.election-politique.com/dirigeants.php?page=dirigeants.php&cle=GY&cle1=PR

    M.Donald Ramotar (61 ans) nouveau Président.

     Le candidat du parti au pouvoir Donald Ramotar a remporté l'élection présidentielle qui s'est déroulée lundi au Guyana, mais son parti -représentant de la majorité indienne- a perdu le même jour aux législatives la majorité absolue à l'Assemblée nationale, a annoncé jeudi la commission électorale. 'article complet'

    Le Parti Progressiste civique du peuple (PPPC) de Donald Ramotar, 61 ans, a obtenu 32 des 65 sièges du Parlement unicaméral (48,6% des suffrages exprimés), l'opposition de l'Association pour l'unité nationale (APNU) en a enlevé 26 (40,8%) et l'Alliance pour le changement (AFC) les sept restants (10,3%), a déclaré Gocool Boodhoo, le responsable de la commission électorale.
    M. Boodhoo a également indiqué que 72,9% des 475.000 électeurs inscrits ont participé au scrutin dans cette ancienne colonie britannique très divisée ethniquement entre la population d'origine indienne et celle d'origine africaine.

    Pour une francophonie porteuse d'échange Nord-Sud Sud-Sud

    Ségolène Royal qui a été élue Présidente de l’Association Internationale des Régions Francophones le 28 octobre 2010, a réuni les 24 et 25 novembre à Ouagadougou (Burkina asso) l’Assemblée générale de cette association internationale qui rassemble 145 régions dans 26 pays du monde des cinq continents.

    Voici le programme complet de la manifestation: programme    et le site de l'association: http://www.regions-francophones.com/

    Les priorités de la diffusion de la langue française s’appuient sur l’éducation et la culture. Plusieurs actions concrètes ont été engagées comme la réalisation d’un cartable de la francophonie, la création et le développement de prix littéraires et musicaux et la mise ne place de coopérations décentralisées notamment dans les domaines de l’énergie solaire et de l’agriculture. La volonté de Ségolène Royal est de faire de l’Association Internationale des Régions Francophones un espace d’actions concrètes et non seulement de discours.

    Lors de l’ouverture de l’Assemblée générale, Ségolène Royal a prononcé un discours au cours duquel elle a déclaré : « C'est au travers d'une francophonie porteuse d'échanges et de partages culturels, entre le Nord et le Sud, mais aussi entre les Sud que nous pourrons relever les défis du 21e siècle. »

    Le dissident chinois Ai Weiwei a été élu "homme de l'année 2011" par Time.

    Ai Weiwei discute avec un ami devant son studio pékinois, le 9 novembre 2011.
    (PETER PARKS / AFP)



    http://www.francetv.fr/info/des-milliers-de-chinois-se-cotisent-pour-aider-l-opposant-ai-weiwei_24833.html

    Dans son combat contre les autorités chinoises, l'artiste dissident Ai Weiwei a reçu ces derniers jours un soutien inespéré. Alors que le fisc lui réclame 15 millions de yuans (1,7 million d'euros) pour évasion fiscale, près de 24 000 Chinois ont spontanément décidé de l'aider à payer. Mercredi 9 novembre, il avait ainsi récolté plus d'un tiers de l'amende : 6,6 millions de yuans (765 000 euros).



    Autres liens: 




    jeudi 1 décembre 2011

    Session spéciale de l'Onu sur la situation en Syrie : 2 décembre 2011

    Un rapport accablant pour la Syrie a été publié lundi par la commission internationale d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Ce rapport a conclu que les autorités syriennes avaient commis des crimes contre l'humanité, dans leur répression des manifestations d'opposants au régime depuis mars.

    A ce jour, cette répression a fait plus de 4.000 morts selon l'ONU.

    Les trois membres de la commission d'enquête n'ont pu se rendre en Syrie pour effectuer leur travail, mais ont auditionné 233 victimes ou témoins d'atrocités commises par les forces de sécurité syrienne, comme des meurtres, des viols, et des actes de torture sur des adultes et des enfants.

    Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU tiendra vendredi 2 décembre 2011 à Genève (Suisse), une session spéciale sur la situation en Syrie, à la demande de l'Union européenne

    Un projet de résolution préparé par l'Union européenne prévoit de condamner "les graves violations systématiques des droits de l'homme" commises par les autorités syriennes.

    Le projet demande que le rapport de la commission d'enquête soit soumis à l'Assemblée générale de l'ONU et au Conseil de sécurité de l'ONU"

    Indignés français / citoyens du monde : reflexions et propositions

     
     
    Ce groupe sur facebook est destiné à tous ceux/celles qui ont envie de participer à l'élaboration des règles d'une nouvelle société dont nous voudrions qu'elles correspondent aux aspirations de chacun.
    Venez y ajouter vos idées en ouvrant le document pour y apporter votre pierre dans la rubrique concernée, c'est ainsi qu'ensemble nous dessinerons les lignes d'un monde où l'humain soit remis au centre des préoccupations d'un système économique qui doit être au service des citoyens et pas l'inverse.

     http://democratie.exprimetoi.net/t928-indignes-francais-citoyens-du-monde-reflexions-proposition-presentation-du-mouvement-des-indignes

    Info sur Haïti : affaire Belizaire

    Un partisan du député haïtien Arnel Bélizaire brandit son portrait à Port-au-Prince, le 27 octobre 2011.
    REUTERS / Swoan Parker

     Message de notre correspondant citoyen du monde d'Haïti éclairé par des articles de presse qui montrent que la démocratie haïtienne a bien géré la crise qui semblait au départ vouloir pointer son nez.


    Une ère de la dictature fait surface en Haïti, le Président Joseph Michel Martely a saboté la démocratie en Haïti, par l'arrestation d'un parlementaire à la Chambre Basse le Député Anel Belizaire. Des agents secrets du gouvernement s'éparpillent dans le département de l'Artibonite pour rapporter au Président des informations sur les syndicalistes qui réclament la démocratie, la sécurité, la création d'emploi. C'est vraiment un danger pour les militants de ce département. Le vrai problème en Haïti, c’est le chômage. Pas d'électricité à travers tous le pays, la jeunesse est aux abois et ne sait à quel Saint se vouer.
    Votre serviteur est au maquis depuis deux mois pour mon opinion en tant que Secrétaire Général de l'Organisation Syndicale des travailleurs Haïtiens "OSTRAH":

    Vive la sauvegarde de la DEMOCRATIE en Haïti.
    Votre tout dévoue serviteur!

    Marcellus Widclef
    Citoyen du Monde, président du CARED

    Concernant cette affaire quelques articles relatifs à ce dossier.






    Quelques liens pour comprendre: 


    Rencontre à Paris entre mondialistes

    Bonjour,
    Eugenia Almand, de l’Association pour une Constitution Mondiale et un Parlement Mondial (WCPA) sera à Paris le jeudi 1er décembre 2011. Elle propose une rencontre au local du Registre des Citoyens du Monde pour y étudier les possibilités de collaboration entre WCPA – le Parlement Mondial Provisoire (PWP), le Registre des Citoyens du Monde et le Congrès des Peuples.
    Hello,

    English
    Eugenia Almand, of the World Constitution and Parliament  Association (WCPA) will be in Paris on Thursday 1st December. It provides a meeting at the local of World Citizens Registry to study the possibilities of collaboration between WCPA - Provisional World Parliament, the Registry of World Citizens and Peoples Congress.

    Esperanto
    Saluton,
    Eugenia Almand, el la Asocio por Mondaj Konstitucio kaj Parlamento (WCPA) ĉeestos Parizon jaŭde la 1an de decembro. Ŝi proponas renkonton en la lokalo de Mondcivitana Registrolibro por tie esplori la eblecojn de kunlaborado inter WCPA, Provizora Monda Parlamanto (PWP), Mondcivitana Registrolibro kaj Kongreso de la Popoloj.

    Español
    Hola,
    Eugenia Almand, de la Asociación para una Constitución Mundial y un Parlamento Mundial (WCPA) será en París el jueves 01 de diciembre. Se ofrece una reunión en la oficina del Registro de los  Ciudadanos del Mundo para estudiar las posibilidades de colaboración entre la WCPA - Parlamento Mundial Provisional (PWP), el Registro de Ciudadanos del Mundo y Congreso de los Pueblos.


    Daniel Durand
    Citoyen du Monde
    www.recim.org/citoyendumonde.htm

    mardi 29 novembre 2011

    On vote un peu partout au nom de la démocratie

    On vote en République démocratique du Congo. On vote dans la douleur, on vote sous haute surveillance mais on vote et on le fait pour pas un peu plus de démocratie mais pour y gouter au moins 1 toute petite fois. ça devrait nous interpeller tous ces peuples qui ont soif de démocratie. On vote aussi en Egypte. ça ne se fait pas sous Mubarak. Pour pouvoir voter librement, les Egyptiens en payent le prix fort. Certainement que leur choix ne plaira pas du tout à certains mais respect. Ils font la chaîne pour voter. 
     Après une campagne tendue mais sans trop d’incidents, les électeurs de République Démocratique du Congo ont commencé à voter ce matin du 28 novembre à 6 heures : élections présidentielles et législatives.
    Plus de 3000 observateurs, dont 90 envoyés par l’EurAc (Réseau Européen pour l’Afrique Centrale) sont répartis à travers les 11 provinces.
    La police, l’armée (FARDC) et les forces de l’ONU (MONUSCO) sont mobilisées pour éviter les débordements.
    Radio Okapi (financé notamment par l’ONU) a déployé 120 journalistes qui rendent compte en temps réel à cette adresse :

    C’est la deuxième fois que les électeurs congolais sont appelés à voter, le premier scrutin ayant eu lieu en 2006. La sortie de ce pays des situations de violence par la démocratie peut être annonciateur de la capacité du monde à sortir de nos spirales de concurrence effrénée et violence par la démocratie.



     Les premières élections législatives de l’après Moubarak ont commencé ce lundi matin dans un climat particulièrement tendu. Après plusieurs mois d’euphorie, la crainte envers l’armée, suspectée de vouloir garder le pouvoir, s’est accentuée jusqu’à ces dernières semaines où les manifestations place Tahrir ont recommencé comme aux premiers jours de février 2011, avec de nouveau des affrontements et de nombreux morts parmi les manifestants. Les Frères Musulmans sont les favoris de ce scrutin, qui se déroule aujourd’hui, lundi, et demain, mardi, mais les sondages ne leur donne pas la majorité.




    Vendredi passé, c'était le Maroc ou comme en Tunisie, un parti proche des valeurs islamiques  a eu le plus de voix sans pour autant avoir la majorité absolue.