lundi 24 juillet 2017

Il y a 4 ans disparaissait Garry Davis, le 1er Citoyen du Monde



Le lundi 24 juillet 2013 mourrait Garry Davis, il y a exactement 4 ans.

Je n'ose faire un sondage dans la rue pour demander aux passants qu'évoque t-il à leurs yeux. Je suis persuadé que la majorité ignore tout de cet illustre personnage qui pourtant avec d'autres avant lui et après lui fut un pionnier dans la progression des idées mondialistes au sein de la communauté mondiale. En ce jour important pour le mouvement des Citoyens du Monde ayons une pensée.

Pour la petite histoire, en 1948 le prix Nobel de littérature , l'écrivain Albert Camus avait été l'un des premiers, au côté notamment d'André Breton et de l'abbé Pierre, à répondre à l'appel de l'Américain Garry Davis pour la création d'une citoyenneté mondiale…




samedi 22 juillet 2017

La révolution orpheline, la révolution continue



Voici un excellent essai d'un grand spécialiste de la Syrie Ziad Majed, publié dans la revue de critique marxiste "Contretemps", Paris, Printemps/Eté 2017.

Depuis sa fondation par Assad père en 1970 le régime syrien s'est efforcé, par sa rhétorique et la construction de son image, de s’appuyer sur trois piliers. Grâce à un discours “anti-impérialiste”, il s'est rallié des nationalistes et des courants de gauche; par son hostilité aux islamistes, il s'est rapproché de certaines administrations occidentales et de courants laïcs (et islamophobes); en affichant une modernité de façade, il s'est montré plus évolué que ses administrés, ce qui a satisfait les tenants en Syrie même d'une certaine idée de “l'Occident”. Ce dernier pilier est devenu l’idéologie principale d’Assad fils depuis 2000.
Le régime s’est servi de ces piliers pour exercer la violence la plus barbare contre son peuple. Et ce qui a semblé aléatoire et d’une dureté abusive depuis 2011 n’était qu’un aspect parmi d’autres de ce phénomène. 
En y regardant de plus près, en analysant la liste des victimes lors de la phase pacifique de la révolution (de mars à août 2011), ou après le déclenchement de la lutte armée parallèlement à la lutte pacifique (de septembre 2011 à juin 2012), ou lorsque la lutte armée est devenue l’aspect plus ou moins dominant du soulèvement (depuis juillet 2012), on constate que le dosage dans l'usage de la violence par le régime a souvent été dicté par des choix sociaux, régionaux et confessionnels. C'est vrai pour la répression des manifestants et la torture des prisonniers, comme pour les bombardements aériens et l’usage de l’artillerie lourde, et jusqu'aux massacres, exécutions et attaques chimiques" http://vendredis-arabes.blogspot.fr/2017/07/la-revolution-orpheline-la-revolution.html


Quelques liens: http://syrie.blog.lemonde.fr/2014/03/13/syrie-une-histoire-de-barils-1/

https://www.youtube.com/watch?v=emy-pSGpN8k

https://www.youtube.com/watch?v=XxNiGnpblLI

vendredi 21 juillet 2017

Ziad Medoukh, un observateur de la Palestine

Il est oh combien difficile de vivre dans une prison à ciel ouvert dans laquelle sont parqués 2 millions d'ETRES HUMAINS subissant l'un des pires embargos depuis bien trop longtemps. Punis pour avoir "mal votés", les habitants de Gaza gardent toujours l'espoir de lendemains meilleurs. Ziad Medoukh , directeur du département de français de l'Université de Gaza, poète, homme de paix, actif dans tous les domaines pour aider son peuple à survivre malgré les privations, l'enfermement, les bombes et la mort au bout du chemin. 
Très actif dans les réseaux sociaux, il est un témoin précieux de la vie à Gaza, notre interlocuteur privilégié pour maintenir le contact avec la population gazaouite. 

J'ai voulu partager son dernier article ici afin de le soutenir dans ses différentes et nobles actions en faveur de la paix.






Activités et actions de Ziad Medoukh à Gaza en Palestine

Universitaire et chercheur reconnu
Témoin de Gaza et de la Palestine
Ecrivain et poète d'expression française
Conférencier infatigable pour la Palestine dans les pays francophones.
Il mène des activités de bénévolat
Il donne espoir aux jeunes de Gaza
Il apporte la joie aux enfants de Gaza
Il tient beaucoup à la solidarité internationale
Il résiste par la culture, l'éducation et la non-violence.
Ziad Medoukh : la voix de la paix palestinienne au monde francophone
Ziad Medoukh: message d'espoir au cœur de la douleur.

Amitiés de Gaza la vie


 
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jeudi 20 juillet 2017

Les dissidents chinois, les plus connus mais ils ne sont pas les seuls.

(AFP)





Cette année encore, de nouvelles lois relatives à la sécurité nationale menaçant gravement la protection des droits humains ont été élaborées et adoptées. La répression menée dans tout le pays contre les avocats spécialisés dans les droits humains et les défenseurs de ces droits s’est poursuivie tout au long de l’année. Les militants et défenseurs des droits humains demeuraient systématiquement soumis à une surveillance, à des manœuvres de harcèlement et d’intimidation, à des arrestations et à des incarcérations. De plus en plus de défenseurs des droits humains ont été maintenus par la police dans des lieux de détention non officiels, parfois sans pouvoir consulter un avocat pendant de longues périodes, ce qui les exposait au risque de torture et d’autres mauvais traitements. Des libraires, des éditeurs, des militants et un journaliste portés disparus dans des pays voisins en 2015 et 2016 sont réapparus en détention en Chine, ce qui a suscité des inquiétudes quant à une possible intervention des services chinois de répression en dehors du territoire. Les autorités ont renforcé de manière significative leur contrôle sur Internet, les médias et le monde universitaire. La répression des activités religieuses pratiquées en dehors des cultes contrôlés directement par l’État s’est intensifiée. Cette répression est restée particulièrement sévère dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et dans les zones à population tibétaine, dans le cadre des campagnes de « lutte contre le séparatisme » ou de « lutte contre le terrorisme ».

The Empty Chair, but Democratic Vistas Radiate

The Empty Chair, but Democratic Vistas Radiate
by Rene Wadlow
2017-07-16 11:51:49



Ever the undiscouraged, resolute, struggling soul of man;
Have former armies fail’d, then we send fresh armies – and fresh againWalt Whitman ‘Life’

Liu Xiaobo, Nobel Peace Prize lauiate died on 13 July 2017 at age 61 after having been jailed for 11 years for being a chief writer of an appeal for democratic and human rights reforms in China. Concern has been expressed for his wife Liu Xia, who has been under heavy survallance  since the arrest of her husband. To honor his memory, we reprint an essay written at the time of the Nobel ceremony.
The chair for Liu Xiaobo was empty at the Nobel Peace Prize ceremony on 10 December 2010 , and there were a few other empty chairs of ambassadors from countries that had been constantly warned by Chinese emissaries that attendance at the ceremony would be considered an unfriendly act. However the spirits of the armies holding to Democratic Vistas were there.  Walt Whitman in Democratic Vistas  had denounced the depravity of the business classes and the widespread corruption, bribery, falsehood, and mal-administration in municipal, state, and national government. He was worried about the mal-distributation of wealth and the treatment of the working people by employers.  Yet Whitman kept alive his ideal of social and political progress and the possibility of higher consciousness. Likewise Liu Xiaobo and the other authors of Charter 08 are critical of the current trends of Chinese society but are firm in the hope that “all Chinese citizens who share this sense of crisis, responsibility and mission will put aside our differences to seek common ground to promote the great transformation of Chinese society.
Christmas Day 2009 a court convicted  of “inciting subversion of state power” and sentenced him to 11 years in prison and two additional years of deprivation of political rights. The verdict cited as evidence passages from six essays Liu published online between 2005 and 2007 and his role in drafting Charter 08, an online petition for democratic reform issued on December 9; 2008 which has since been co-signed by some 10,000 persons, mostly Chinese in China. This December 2010, Liu Xiaobo received the Nobel Prize for Peace, though his presence at the ceremony in Oslo was represented by an empty chair.
Liu Xiabo’s case highlights one of the most crucial challenges facing the emerging Chinese civil society: the limits of freedom of expression. Liu Xiaobo not only offers his criticism of the regime but puts forth proposals to deal with crucial questions facing both the government and society, such as his essays on the future of Tibet
Liu Xiaobo also reflects on the history of the relationship between the ruler and the ruled and urges the Chinese people to awaken from a supplicant mentality shaped by a historical system continued to the present that has infantilized them.  As he wrote “After the collapse of the Qing dynasty and especially after the CPC came to power, even though our countrymen no longer kowtow physically like the people of old, they kneel in their souls even more than the ancients…Can it be that Chinese people will never really grow up, that their character is forever deformed and week, and that they are only fit to, as if predestined by the stars, pray for and accept imperial mercy on themselves?”
His essays, since he returned to China from a visiting professorship at Columbia University in New York City in May 1989 to participate in the 1989 Democracy Movement, have infuriated the Chinese authorities with his hard, polemical style — “ Driven by profit-making above all else, almost no officials are uncorrupted, not a single penny is clean, not a single word is honest…Degenerate imperial autocratic tradition, decadent money-worship, and the moribund communist dictatorship have combined to evolve into the worst sort of predatory capitalism.”
Liu Xiaobo stresses that China’s course toward a new, free society depends on bottom up reform based on self-consciousness among the people, and self-initiated, persistent and continuously expanding non-violent resistance based on moral values.  He underlines the importance of New Age values that “Humans exist not only physically, but also spiritually, possessing a moral sense, the core of which is the dignity of being human. Our high regard for dignity is the natural source of our sense of justice.”
He sets out clearly the spirit and methods of non-violent resistance in the current Chinese context. “The greatness of non-violent resistance is that even as man is faced with forceful tyranny and the resulting suffering, the victim responds to hate with love, to prejudice with tolerance, to arrogance with humility, to humiliation with dignity, and to violence with reason. The victim, with a love that is humble and dignified takes the initiative to invite the victimizer to return to the rules of reason, peace, and compassion, thereby transcending the vicious cycle of ‘replacing one tyranny with another’. Regardless of how great the freedom-denying power of a regime and its institutions is, every individual should still fight to the best of his/her ability to live as a free person and make every effort to live an honest life with dignity…
“The non-violent rights-defense movement does not aim to seize political power, but is committed to building a humane society where one can live with dignity…The non-violent rights-defense movement need not  pursue a grand goal of complete transformation. Instead it is committed to putting freedom into practice in everyday life through initiation of ideas, expression of opinions and rights-defense actions, and particularly through the continuous accumulation of each and every rights-defense case, to accrue moral and justice resources, organizational resources, and maneuvering experience in the civic sector. When the civic forces are not yet strong enough to change the macro-political environment at large, they can at least rely on personal conscience and small-group cooperation to change the small micro-political environment within their reach.”
Liu Xiaobo thus joins those champions of non-violent action such as Martin Luther King and the Dalai Lama who have been recognized by the Nobel Peace Prize. The spirit of the New Age is rising in the East and is manifesting itself in non-violent action to accelerate human dignity— a trend to watch closely and to encourage.
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Notes
The text of the six essays cited in the trial for “inciting subversion of state power” and a translation into English is in the N°1, 2010 issue of China Rights Forum published by Human Rights in China: www.hrichina.org.
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Rene Wadlow, President, Association of World Citizens

lundi 17 juillet 2017

Crise humanitaire à Gaza

https://www.youtube.com/watch?v=889f1TQvzE4

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Communiqué du responsable du département de Français de l'Université de Gaza




Tout le monde officiel veut étouffer Gaza 
Ziad Medoukh

La situation actuelle est catastrophique dans la bande de Gaza à tous les niveaux, tout est vraiment effrayant , terrible , horrible , inimaginable et inadmissible ! 

Actuellement , la bande de Gaza traverse sa plus grave crise humanitaire et énergétique. Alors que le monde devrait hurler sa révolte devant tant de cruauté ! Ignoble ! 

Une situation qui empire pour plus de deux millions d' habitants toujours enfermés, sans eau ni électricité, et sans élément de vie . 

Tous les secteurs vitaux sont paralysés, sans aucune réaction du monde officiel pour abaisser la souffrance de ces palestiniens de Gaza qui vivent dans une prison à ciel ouvert depuis de plus de dix ans. 

Dix ans de blocus, dix ans de souffrance et d’agressions israéliennes contre les civils dans cette région abandonnée. 

En dix ans, la population civile de Gaza n’a pas vécu de période de paix, de sérénité et de stabilité. :de nombreuses offensives militaires, des bombardements, des incursions, des crises et des malheurs. Des destructions massives sans aucun projet de reconstruction, et l'attente toujours dans la crainte d’une nouvelle offensive! 

Ce qui se passe est une honte et un scandale: tant d’injustice pour ces habitants oubliés, au regard du monde. 

Un monde officiel complice qui participe par son silence et par son soutien à cautionner les punitions collectives contre une population toujours attachée à sa terre. 

Tout ce monde officiel veut écraser et étouffer Gaza, car Gaza est parmi les rares régions qui résistent face aux projets coloniaux, Gaza qui a pu résister à trois offensives en cinq ans, existe et persiste, elle tient toujours bon malgré un blocus israélien inhumain, et malgré toutes les difficultés affrontées. 

Par sa volonté de vie, son courage et de sa ténacité, la population de Gaza est devenue un modèle d’admiration et de dignité pour tous les peuples qui luttent pour la liberté et pour la justice. 

Gaza donne chaque jour à l'humanité ses grandes leçons de vaillance. 

Gaza et sa population qui continue à s’accrocher à la vie en dépit de toutes les conditions chaotique . 

Une population débout qui garde toujours espoir, qui attire la solidarité internationale populaire et associative partout dans le monde. C’est presque la seule région sur terre, ou les solidaires organisent régulièrement des manifestations et des rassemblements de soutien à sa population. 

Gaza rappelle toujours ce monde officiel de ses responsabilités, alors qu’il ne veut pas l' assumer. 

Gaza est un message de rappel de conscience mondiale, même si le monde officiel et toutes ses organisations essaye d’étouffer ce bastion de résistance et de dignité. 

L’occupation israélienne par ses crimes et ses mesures atroces veut briser la volonté de cette population résistante, une population qui continue à dire non à tous les projets de colonisation et d’extension de cet état d’apartheid. 

La communauté internationale officielle est complice, depuis dix ans, elle ne bouge pas, elle n’ose pas dénoncer ou critiquer les crimes israéliens contre les civiles de Gaza, ou même condamner le blocus israélien. 

Le monde qui se dit libre et démocrate est sourd et muet devant les violations permanente du droit international , au contraire, il accorde des aides militaires et économiques à l’état d’occupation pour l’encourager à tuer les Palestiniens. 

Les dirigeants arabes qui ont l’habitude de manipuler la cause palestinienne pour garder le pouvoir , ne font strictement rien pour aider les Palestiniens de Gaza. Malgré le soutien populaire de tout un monde arabe qui considère la cause palestinienne comme sa première cause. 

Les organisations des droits de l’homme très actives dans d’ autres régions du monde restent souvent silencieuses devant la situation très critique dans la bande de Gaza, alors que le droit international est bafoué au quotidien par un gouvernement d’apartheid . Ces organisations n’arrivent pas à juger les crimes israélien qui restent impunis. 

Les médias étrangers occultent une réalité et ignorent notre contexte, il est rare qu’ils évoquent notre souffrance sous blocus. 

Les dirigeants palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, par leur divergence et leur division participent à aggraver la souffrance des habitants de Gaza, et à l'effet de resserrement du blocus israélien. 

Mais tout ce monde officiel a oublié que rien ne soumettra Gaza vers sa résilience. 

En attendant un changement, une solution, la population civile de Gaza continue par sa volonté remarquable et sa patience extraordinaire à s’adapter avec cette situation difficile et de s’accrocher à la vie. 

Reste un espoir : 

Croire en la capacité de notre population de continuer à résister 

Croire en la solidarité internationale 

Et croire en l’Humanité ! 

Vive la résistance légitime de notre population ! 

Vive la solidarité internationale avec notre cause de justice ! 

Vive l'Humanité !

samedi 15 juillet 2017

Une lumière s'est éteinte à 40 ans



Maryam Mirzakhani (1977-2017)
Maryam Mirzakhani, première femme médaille Fields de nationalité iranienne nous a quitté aujourd'hui. C'était une mathématicienne brillante partie trop tôt qui se voyait comme un exemple pour des millions de jeunes filles. Passionnée de lecture, c'est pourtant dans le bain des maths qu'elle se fit connaître durant son adolescence. 


Elle manquera terriblement aux sciences mathématiques et à l'Humanité dans son ensemble. Elle était une véritable passerelle entre le monde de l'orient et l'occident. Sa mort est pleurée en Ran comme aux Usa où elle s'est éteinte suite à une longue maladie.
Voici un excellent article à lire sur le sujet. 
http://www.liberation.fr/planete/2017/07/15/disparition-de-la-reine-des-mathematiques-maryam-mirzakhani_1584130


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jeudi 13 juillet 2017

Liu Xiabo est mort aujourd'hui


Liu Xiaobo est mort d'un cancer jeudi. Condamné à 11 ans de prison pour "subversion", il avait été libéré fin juin en raison de son état de santé extrêmement dégradé. La Chine porte "une lourde responsabilité" dans son décès, estime le comité Nobel.

Le dissident chinois Liu Xiaobo est mort, jeudi 13 juillet, à l'âge de 61 ans. Il s'est éteint dans la province du Liaoning, dans le nord-est de la Chine, où il était hospitalisé pour un cancer du foie en phase terminale.

En détention depuis huit ans, le prix de Nobel de la paix 2010, distingué pour ses "efforts durables et non violents" en faveur des droits de l’Homme en Chine, avait bénéficié d'une mise en liberté conditionnelle le lundi 26 juin, en raison de son état de santé extrêmement préoccupant. Pékin s'était opposé à son départ à l'étranger pour y être soigné.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/07/liu-xiaobo-a-giant-of-human-rights-lasting-legacy-for-china-and-the-world/


Liu Xiaobo, écrivain, professeur d'université et militant des droits de l'homme de l'ère des réformes de la Chine, est décédé le 13 juillet dans sa prison-hôpital de Shenyang à l’âge de 61 ans.

Ce défenseur des droits de l’homme en Chine était en prison depuis 2009 et traité comme un « criminel » subversif par les autorités chinoises qui ont refusé de le laisser partir à l’étranger se faire soigner.


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Patrimoine mondial de l'Humanité: La liste de l'Unesco mise à jour

Du 3 au 12 juillet s’est tenue la 41e session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco à Cracovie, en Pologne. Le Comité a examiné l’état de conservation de 99 sites déjà inscrits sur la liste et des 55 sites figurant sur la liste du patrimoine mondial en péril. Il a également statué sur 33 propositions d’inscription
En savoir plus sur 




Une procession sur l’île sacrée d’Okinoshima lors du festival Miare. L’île a été ajoutée le 9 juillet à la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Les sites archéologiques qui ont été préservés sont pratiquement intacts et offrent une représentation chronologique de la manière dont les rituels pratiqués sur l’île ont évolué du IVe au IXe siècle.









Le quartier « Neustadt » à Strasbourg, le 8 septembre 2016. La Grande Ile de Strasbourg est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988 ; la zone a été étendue au quartier d’influence allemande « Neustadt ».












Vue d’ensemble de la ville d’Hébron en Cisjordanie, le 7 juillet. Al-Khalil, le site de la vieille ville d’Hébron, a été inscrit simultanément sur la liste du patrimoine mondial et sur celle du patrimoine en péril, laquelle compte désormais 54 sites.

samedi 8 juillet 2017

L'Europe baisse la culotte face au géant Monsanto




Malgré les décisions européennes inquiétantes, il faut continuer à soutenir la pétition













Extraits suivants proviennent de l'article:
http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/ogm/la-commission-europeenne-reautorise-le-mais-mon-810-de-monsanto-5114166



La Commission européenne a autorisé mardi 4 juillet deux maïs et deux cotons hybrides transgéniques et renouvelé l’autorisation du maïs MON 810 pour une période de dix ans.

La Commission européenne a décidé d’autoriser dans l’UE deux cotons hybrides transgéniques, deux maïs hybrides transgéniques et de renouveler pour dix ans l’autorisation du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto. Tous ces OGM sont destinés à l’alimentation humaine ou animale.

Le MON 810 est le seul OGM à être à ce jour cultivé dans l’UE, rappelle l’Agence Europe dans son bulletin du mercredi 5 juillet. Seul l’Espagne et le Portugal autorisent pour le moment l’utilisation de cet OGM.
La France peut continuer d’interdire

La France a interdit en mars 2014 la commercialisation, l’utilisation et la culture du maïs génétiquement modifié MON 810, du groupe américain Monsanto.

En août 2013, François Hollande avait prolongé le moratoire sur la culture du maïs transgénique MON 810, alors que l’interdiction avait été suspendue par le Conseil d’État.

Avec cette décision de la Commission européenne, la France pourra toujours interdire l’utilisation de ces OGM mais les pays qui le souhaitent pourront l’autoriser.
Des eurodéputés mécontents

L’eurodéputé socialiste Eric Andrieu (S & D) est scandalisé par la décision de la Commission de renouveler l’autorisation, tempête l’élu sur Twitter. Contacté par téléphone, il est « inquiet du signal envoyé par la Commission. Là, elle s’assoit sur un vote pourtant très clair en octobre 2016 des eurodéputés contre l’autorisation de ces OGM » regrette-t-il.

Pour une mondialisation de la solidarité

Nées de la décolonisation, les organisations de solidarité internationale s’interrogent. Elles ont professionnalisé leur action, politisé leur discours, mais n’échappent pas à la concurrence, aux exigences de résultats immédiats, et la grille de lecture Nord-Sud ne suffit plus. Il leur faut pourtant assumer d’être pionnières dans l’invention d’une réponse politique – la solidarité – à l’échelle pertinente – le monde.



À l’heure du monde globalisé, la question de la légitimité de la solidarité internationale ne devrait même pas se poser. Quoi de plus logique que de chercher à transposer, à l’échelle du monde, les mécanismes de solidarité – de partage des rôles, de distribution des ressources, de coopération – qui fondent les sociétés humaines, puisqu’une société-monde se construit sous nos yeux ?

D’ailleurs, si l’on s’en tient à des données générales, on constate que la légitimité de la solidarité internationale n’est pas spécialement remise en cause. Ainsi en 2016[1], 70 % des Français soutiennent l’aide publique au développement, un chiffre en hausse. La définition qui en est donnée dans le sondage[2] ne permet certes pas d’étendre ce jugement à toutes les formes de solidarité internationale. Mais la réponse traduit un a priori en faveur de l’appui à la lutte contre la pauvreté et le développement durable au-delà des frontières.

Cette question de la légitimité se pose pourtant avec acuité, en particulier aux acteurs historiques de la solidarité internationale (ONG, réseaux militants, syndicats) qui sont interpellés sur leurs actions par leurs sympathisants, par les donateurs et les médias, par leurs bailleurs institutionnels. Et, surtout, ils se posent eux-mêmes la question de leur adaptation aux changements de contexte.


Le Parlement européen appelle l'UE à favoriser un débat sur "l'établissement d'une Assemblée parlementaire des Nations Unies"



Dans une résolution adoptée le 06/07/2017 sur la politique de l'Union européenne lors de la prochaine session de l'Assemblée générale des Nations Unies qui commencera en septembre, le parlement européen a demandé au conseil de l'Union Européenne de favoriser un débat "sur le thème de l'établissement d'une Assemblée Parlementaire des Nations Unies "(APNU).

La résolution qui sera formellement transmise au Conseil par le président du parlement, Antonio Tajani, ajoute que l'APNU devrait être discutée «en vue d'accroître le profil démocratique et le processus démocratique interne» des Nations Unies et «permettre à la société civile mondiale d'être directement associée au processus décisionnel ".

Le législateur européen Jo Leinen (S & D) qui a insisté pour que la recommandation sur une APNU soit incluse dans la résolution a déclaré que "les recommandations de cette année du Parlement européen relatives à la 72ème assemblée générale des Nations Unies renvoient à nouveau un appel au Conseil de l'UE pour Promouvoir l'idée d'une Assemblée parlementaire des Nations Unies. 
Le sommet du G20 à Hambourg illustre très bien qu'il n'y a pas d'ordre mondial approprié. Alors que 20 pays prennent des décisions, 175 États membres de l'ONU sont exclus. Ce n'est pas acceptable. Par la création d'une assemblée parlementaire Les représentants élus par les citoyens de tous les peuples ont une voix réelle dans le système mondial ".

"Les organisations internationales devraient faire l'objet d'une surveillance publique et non d'une diplomatie obscure et secrète. Je soutiens la création d'une assemblée parlementaire dans le système des Nations Unies afin de créer des opportunités pour une participation accrue du public aux activités des Nations Unies", a déclaré Elmar Brok (PPE), membre du Parlement européen, ancien président de longue date de la commission des affaires étrangères du parlement et président de l'Union des fédéralistes européens.

Le rapporteur responsable de la résolution, le législateur européen Andrey Kovatchev (PPE), a déclaré: "il y a un besoin croissant de transparence et de responsabilité démocratique. Je crois que l'encouragement d'un débat sur le thème de l'établissement d'une assemblée parlementaire des Nations Unies est une étape vers la bonne direction."

Il a ajouté que "les Nations Unies devraient étudier toutes les options possibles pour améliorer la légitimité démocratique et regagner la confiance des gens. La communauté internationale avec la société civile devrait trouver une alternative à l'impasse récurrente du système des Nations Unies. Le débat renforcerait encore la société civile mondiale et favoriserait l'engagement du public ".

L'année dernière, le Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la Vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, ont déclaré qu'une APNU «pourrait être un outil très utile». Avant d'assumer son poste actuel, elle a approuvé la campagne internationale pour une APNU en tant que députée italienne. À l'heure actuelle, environ 1 500 députés actuels et anciens parlementaires ont exprimé leur soutien.

Le coordinateur de la campagne, Andreas Bummel, s'est félicité de l'appel lancé par le Parlement européen au Conseil. En mai, la campagne a accueilli une réunion d'information inorganique sur une APNU à New York en collaboration avec la mission canadienne des Nations Unies qui a rassemblé des experts de la société civile et des représentants de 12 gouvernements.

"Avec cette résolution, le Parlement européen en tant qu'organe représentatif des citoyens de l'UE a précisé qu'il soutient un débat sérieux sur cette question et qu'il souhaiterait que les gouvernements de l'UE jouent un rôle proactif sur ce sujet lors de la prochaine session de L'Assemblée générale des Nations Unies ", a déclaré M. Bummel.

Le soutien du Parlement européen à l'APNU est établi depuis longtemps. Une première résolution sur le sujet avait été adoptée en 1994.

Secretariat, 6 juillet 2017
Traduction semi-automatique de l'article 

Séminaire UNPA 17-20 juillet 2017

La "Campagne pour une Assemblée parlementaire aux Nations Unies" informe que se tiendra du 17 au 20 juillet 2017, à Epirus (Grèce) un séminaire dédié aux "lois environnementales internationales et aux changements climatiques. Ce séminaire est patronné par le "Centre de recherche constitutionnelle pour les Nations Unies" (CUNCR)

L'Assemblée des Citoyens du Monde (Ascop) est est signataire de cette campagne aux côtés de plus de 350 organisations de la société civile.

La Campagne pour une Assemblée parlementaire à l'ONU est un réseau mondial militant pour la représentation démocratique des citoyens du monde au sein de l'ONU et des institutions de gouvernance mondiale.

L'objectif global de la campagne est de mobiliser le soutien gouvernemental nécessaire à la création d'une APNU( Association Parlementaire aux Nations Unies) . La campagne approche les gouvernements, tout en cherchant à recueillir un soutien parlementaire.

La campagne milite pour la création d'une APNU à tous les niveaux de la société civile, obtient le soutien d'organisations non gouvernementales et œuvre à sensibiliser le grand public à l'APNU comme solution au déficit démocratique de la gouvernance mondiale.

Dialogues en humanité, saison 15

La saison 15 a débuté hier, vous avez jusqu'à demain pour profiter de cet événement magnifique qui se déroule dans le parc de la tête d'or de Lyon.

La petite histoire : Les Dialogues en humanité sont nés en 2002, lors du Sommet Mondial de Johannesburg. Ils sont le fruit de la rencontre entre Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Président du Grand Lyon, Patrick Viveret, philosophe, auteur de « Pourquoi ça ne va pas plus mal » et conseiller-maître à la Cour des Comptes, et Geneviève Ancel, chargée du développement durable au Grand Lyon et à la Ville de Lyon, puis coordinatrice des Dialogues et de leur essaimage. Cette démarche s’inscrit dans la tradition humaniste de Lyon avec une ambition : poser la question humaine comme question politique

La première édition sous l'égide du maire  Monsieur Gérard Collomb avait débuté en 2003 voir archives. En 2010, elles accueillirent un débat mémorable entre Stéphane Kessel et Danièle Mitterrand voir interview http://www.france-libertes.org/Interview-de-Danielle-Mitterrand.html

Un programme riche en qualité et quantité pour cette nouvelle édition : voir lien ici



Voici un extrait du programme.


C) «Construire une vision arc en ciel de notre pays la terre, de notre citoyenneté mondiale»

 


Au coeur de la mutation ou de la transition, rappelons aussi la définition que Gramsci donnait de la crise: c’est quand le vieux monde est en train de mourir, et que le nouveau monde tarde à naitre. Dans ce clair-obscur, naissent les monstres.
La paix ça s’apprend! ou comment guérir de la violence et du terrorisme, aux Editions Actes Sud, par Thomas D’Ansembourg et l’anthropologue David Van Reybrouck
Loin d’accepter ce que nous ne pouvons changer, il nous faut changer ce que nous ne pouvons accepter Angela Davis citée par Naomi Klein pour le Leap Manifesto au Canada

Un peuple qui danse fait reculer l’intolérance selon l’anthropologue et écrivain nomade Jean-Yves Loude

Mise en perspective et en visibilité de multiples initiatives dans nos cités et en réseau dans le monde pour grandir en humanité.
A partir du vécu de chacun et de l’expérience de tous ceux qui font naître une disposition nous rendant aptes à proposer toujours de nouveaux moyens pour atteindre l’émancipation de l’humanité


Contacts Grand Lyon

Evaezi Otuorimuo eotuorimuo@grandlyon.com(link sends e-mail) tél +33 (0)4 26 99 33 47
Geneviève Ancel gancel@grandlyon.com(link sends e-mail) tél + 33 (0)4 26 99 38 72 ou +33 6 89 74 46 86
Alicia Sanchez alsanchez@grandlyon.com(link sends e-mail) tél + 33 (0)4 26 99 33 48
Mathilde Sihr msihr@grandlyon.com(link sends e-mail) tél +33 (0)4 26 99 33 45
Sarah Courbière scourbiere@grandlyon.com(link sends e-mail) tél + 33 (0)4 26 99 33 46
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Matteo Povero mpovero@grandlyon.com(link sends e-mail) tél +33 (0)4 26 99 33 41


Journée de la destruction des armes légères 9 juillet 2017

Demain, un évènement majeur dans l'esprit des citoyens monde sensibles au combat pour un désarment mondial, la lute contre le nucléaire, les armes chimiques et les mines anti personnelles ne pouvait pas les laisser, indifférents.

Cette journée de la destruction des armes légères est d'une grande importance aux yeux de l'opinion pour le fait essentiel que les armes légères provoquent des morts par centaines de milliers chaque année et sont liées à la quasi majorité des faits divers de nos quotidiens. Il n'est pas rare que les victimes soient des proches des porteurs d'armes, blessées ou plus gravement tuées par erreur ou sous l'effet d'une dispute passagère.


http://www.journee-mondiale.com/date/09-07.htm



La Journée internationale de la destruction des armes légères a été lancée par les Nations unies en 2001.

A l’occasion de la Journée internationale de la destruction des armes légères, des victimes de la violence par les armes procèdent à la destruction d’armes aux quatre coins de la planète. Ces actions locales interviennent après la publication par les organisateurs de la campagne pour le contrôle des armes –Oxfam, Amnesty International et Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) – de statistiques révélant l’existence d’une arme pour dix habitants dans le monde. En moyenne, 800 000 sont détruites chaque année, mais les armes non réglementées restent un problème majeur : pour chaque arme détruite, dix sont produites.

Lorsqu'elles tombent entre de mauvaises mains, les armes sont responsables de centaines de milliers de morts, et de bien plus encore de blessés chaque année. Les armes non réglementées sont utilisées dans des crimes perpétrés partout dans le monde : homicides, déplacements forcés, viols et actes de torture.

"La Journée internationale de la destruction des armes légères est l'occasion pour tout un chacun de prendre des initiatives visant à attaquer de front le problème des armes. Or, étant donné que pour chaque arme détruite, dix sont produites, les efforts déployés par le citoyen lambda sont minés par le refus d’agir des gouvernements : pour chaque pas en avant, on recule de dix. Tant qu’on n’aura pas créé un traité international sur le commerce des armes, les initiatives locales seront toujours sabotées par l’inaction des autorités et les armes continueront de tomber entre de mauvaises mains."

Barbara Stocking, directrice d’Oxfam


Les chiffres parlent d’eux-mêmes
Environ 640 millions d’armes sont en circulation, soit une pour dix personnes.
Quelque 8 millions d’armes sont produites chaque année.
Environ 14 milliards de cartouches à usage militaire sont fabriquées tous les ans, ce qui correspond à deux balles par personne.
Mille deux cent quarante-neuf entreprises implantées dans plus de 90 pays produisent des armes légères. Dans certains de ces États, les réglementations commerciales sont quasi inexistantes.
Dans les deux principaux pays producteurs d’armes – les États-Unis et la Russie –, le volume de production d’armes de type militaire augmente.
Au lieu de détruire les armes vétustes ou en surnombre, la plupart des États revendent leurs stocks excédentaires et assurent ainsi la prolifération toujours plus importante des armes sur la planète.
Seuls trois pays – le Nigéria, la Lettonie et l’Afrique du Sud – disposent d’une politique de destruction des excédents ou des saisies d’armes. Des informations précises font état de ventes au rabais d’armes qui se retrouvent entre les mains de criminels ou de rebelles.
En moyenne, environ un million d’armes sont perdues ou volées chaque année.
Plusieurs centaines de milliers d’armes sont perdues par les forces de sécurité des États chaque année.

L’exemple de l’Irak illustre de manière extrême cette dernière donnée : en 2003, des millions d’armes ont été pillées à travers le pays. Au moins 650000 tonnes d’armements et d’explosifs ont été saisis par les forces américaines et alliées sur l’ensemble du territoire, dans des dépôts militaires abandonnés ; restées quasiment sans surveillance, de grandes quantités d’armes ont été volées.


Agir pour la destruction des armes

Aux quatre coins de la planète, des personnes ayant réchappé à la violence par les armes, des familles de victimes et des militants procèdent à la destruction d’armes :
Au Brésil, 6 500 armes à feu illégales saisies par la police seront détruites par Viva Rio, par l’armée brésilienne et par les autorités de l’État de Rio. Oscar Niemeyer, le célèbre architecte brésilien, érigera un monument de la paix à partir des armes détruites.
En Afrique du Sud, des groupes militant en faveur du contrôle des armes s’emploieront, avec les autorités, à détruire publiquement une cache d’armes illégales. Cette initiative marquera l’entrée en vigueur de la nouvelle loi relative au contrôle des armes à feu, dont l’objectif est de diminuer les réserves d’armes au sein de la population.
À Londres (Royaume-Uni), des familles ayant perdu un enfant dans des faits de violence armée écraseront 300 armes symboliques à l’aide d’un rouleau compresseur.
Enfin, au Cambodge, 4000 armes illégales ou en excédent seront détruites à l’occasion d’une cérémonie intitulée " Flamme de la Paix ".

La Journée internationale de la destruction des armes légères constitue l’événement majeur de la semaine mondiale d’action contre les armes légères. À cette occasion, des groupes de plus d’une quarantaine de pays du monde entier ont pris l’initiative d’agir contre la violence armée dans leurs lieux de vie.

"Les vraies armes de destruction massive, ce sont les armes classiques. Il est temps que les gouvernements déploient autant d’efforts pour contrôler le commerce des armes que pour tenter de mettre fin à la prolifération d’armes de destruction massive."

Rebecca Peters, directrice du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

Un site à visiter : www.controlarms.org

video


quelques liens :http://www.dailymotion.com/video/x25j9zm

vendredi 30 juin 2017

La Méditerranée n'appartient à personne, elle mérite le respect.

Insupportable de découvrir  comment le Liban traite ses déchets. C'est une provocation inadmissible à l'encontre du peuple Libanais mais aussi à l'encontre de tous les peuples du bassin méditerranéen. Chaque état, chaque peuple se doit de respecter l'environnement dans lequel il vit. 
Evoquer le droit à faire ce qu'on veut dans ses eaux territoriales n'est pas acceptable.


L'article du Monde (http://lemonde.fr/pollution/article/2017/06/29/au-liban-une-montagne-de-dechets-enfouie-en-mer_5152992_1652666.html )  est révélateur d'une situation plus que choquante et c'est notre devoir de citoyen d'alerter l'opinion. L'article étant réservé aux abonnés, je me permets d'en publier un extrait.


Dans le projet, des « faiblesses »

En mars 2016, le précédent gouvernement avait annoncé un plan temporaire pour venir à bout de la crise des poubelles qui secouait Beyrouth et ses banlieues depuis des mois, à la suite de la fermeture du principal centre de traitement. L’accord consiste à créer deux décharges sanitaires sur le littoral, au nord et au sud de la capitale, dont une à Bourj Hammoud. En donnant son accord, la municipalité de cette banlieue obtient que le site de sa vieille montagne de poubelles qui borde le port de Dora soit réhabilité.
A l’été 2016, le marché est confié, dans des conditions contestées, à la société Khoury Contracting. Sa mission : créer les cellules d’enfouissement de la nouvelle décharge pour accueillir chaque jour 1 200 tonnes de déchets au pied de l’ancienne montagne qu’elle doit aussi traiter. Du coup, le problème du stockage des ordures est devenu double. Khoury Contracting, qui doit construire une digue de trois kilomètres pour isoler le tout, n’en a érigé que moins de 20 % jusqu’à présent.
Un membre du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), l’institution chargée de la mise en place du plan gouvernemental, assure que « les remblais sont aménagés dans une partie isolée de la mer, qui forme un triangle fermé par un endiguement provisoire ». Cet interlocuteur reconnaît toutefois que le projet a des « faiblesses »« Pour avancer avec les cellules d’enfouissement, il faut venir à bout des quatre millions de mètres cubes de l’ancienne montagne de Bourj Hammoud, argumente-t-il. On teste les taux de mercure – ils sont acceptables –, on enlève ce qui peut être nuisible à l’eau, comme certains métaux. Mais il n’est pas possible de faire un tri dans le détail, cela compliquerait beaucoup les travaux. » Selon le quotidien Al-Akhbar, près de 40 % de l’ancien dépotoir sauvage a déjà été enfoui dans la Méditerranée. Des opposants jurent que des déchets fraîchement entreposés ont aussi été jetés en mer, ce que nie le CDR.

« Certains vivent dans le déni »

Quand on part en mer, l’eau, opaque, oscille entre le vert sombre et le marron. Des morceaux de plastique noir surnagent çà et là. « Au Liban, personne ne cherche de solution durable. Toute cette mer est devenue une poubelle ! Environnement, santé, écosystème maritime : les dégâts sont sans limites », tempête Wadih (un pseudonyme), sur son bateau. Ce pêcheur ne sort plus qu’épisodiquement depuis que les travaux ont été lancés, fatigué d’attraper « des sacs plastique » à la place de poissons, même au largeAutant de mauvaises surprises qui abîment les filets et les hélices.
« La pollution des eaux côtières est ancienne : les égouts sont jetés à la mer. Mais ces travaux ajoutent à la pollution, résume Hanna Chawah, le président du syndicat des pêcheurs de Beyrouth et de ses banlieues, dans son bureau du port de Dora. On se demande pourquoi ils n’ont pas fait de digue dès le début : jusqu’à il y a deux mois, les poubelles étaient jetées sans qu’il y ait le moindre barrage. »
Abou Elias, un pêcheur de 65 ans, lève un œil distrait de son filet et s’exclame : « Ecrivez bien que la mer ne se pollue pas ! » Si ses clients sont devenus moins nombreux, c’est « parce qu’ils ne le savent pas. Je mange du poisson chaque jour, je suis en excellente santé ! » Selon lui, la diminution des poissons tient à la surexploitation des ressources.
« Certains vivent dans le déni. Ils préfèrent dire que la mer est propre afin de vendre leur maigre prise, objecte Wadih. On a manifesté contre les travaux, mais cela ne sert à rien. La société [de traitement des déchets] est bien plus puissante que nous. Rien n’arrêtera le projet. » Pour lui, si des sites de décharge ont été autorisés sur le littoral, avec tous les risques que cela pose pour la mer, c’est « à cause de l’argent. » Des soupçons de corruption pèsent depuis des années sur le secteur de la gestion des déchets au Liban.

Collectif You Stink

Avec deux confrères, l’avocat Hassan Bazzi a lancé des procédures judiciaires pour obtenir la fermeture des deux décharges. Un juge leur a donné raison pour l’un de ces sites, mais sa fermeture n’a pas été actée. Un autre verdict est attendu début juillet. « Il y a beaucoup de pressions politiques », explique M. Bazzi, proche du collectif You Stink, qui dénonce depuis 2015 la mauvaise gouvernance sur le dossier des poubelles. Concernant le site de Bourj Hammoud, l’avocat soupçonne notamment « la présence de barils toxiques [fruit d’un ancien trafic venu d’Italie] dans l’ancienne montagne ». Le CDR dément formellement.
Gouvernement et CDR se rejettent mutuellement la responsabilité des manquements. Les pêcheurs, eux, réclament des indemnités. « La seule fois où l’Etat nous a versé une compensation, c’était en 2006, lorsque Israël a bombardé des réserves de fioul qui s’étaient déversées en mer. On a eu 200 dollars par tête… », dit Hanna Chawah. « On vit dans les microbes, on n’a pas d’alternative. Mais au moins, qu’on puisse se faire soigner ! Qu’ils nous donnent la sécurité sociale », plaide, résigné, Elias, 40 ans.
L’été venu, de nombreux Libanais habitués à se baigner en mer s’alarment de l’étendue du désastre. Les militants de You Stink et d’autres mouvements appellent les pays riverains de la Méditerranée à faire pression sur le Liban, signataire de la convention de Barcelone pour la protection de cette mer vulnérable, afin d’endiguer la pollution.